CIUSSS, de meilleurs services pour les autochtones

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Par Stéphanie Paradis
CIUSSS, de meilleurs services pour les autochtones
Denise Caron, directrice par intérim du Centre d'amitié autochtone de Trois-Rivières, Amélie Brousseau, chef de service pour les services en dépendance dans la zone nord au CIUSSS – MCQ, et Laurianne Petiquay, directrice du Centre d'amitié autochtone de La Tuque. (Photo : Stéphanie Paradis)

Depuis maintenant 1 an et demi, le CIUSSS MCQ, en partenariat avec les Centres d’amitié autochtone de Trois-Rivières et de La Tuque, ont fait grandir le projet «Ensemble, dans la même direction» afin de desservir plus adéquatement les autochtones de son territoire lorsqu’il est question de contrer la dépendance.

Souhaitant améliorer la rétention des usagers autochtones dans ses services en dépendance, le CIUSSS MCQ a voulu mieux comprendre les communautés autochtones de la région afin de répondre plus efficacement à ses besoins. Pour ce faire, deux intervenants des services de réadaptation en dépendance ont été affectés aux centres d’amitié autochtones de La Tuque et Trois-Rivières afin de s’imprégner de leur réalité, de créer des liens et d’établir un partenariat avec ces deux organismes importants pour la communauté.

Joseph Paul Biroté et Marcel Petiquay, membres de la communauté atikamekw.

«Notre présence dans les centres d’amitié nous permet d’être davantage à l’écoute des besoins, et ce à l’intérieur même d’un endroit culturellement sécurisant», souligne Dave Fillion, directeur du programme en santé mentale adulte et dépendance par intérim du CIUSSS MCQ.

«Nous souhaitions que ce projet puisse être concret et qu’il soit bénéfique pour les services offerts. Cette sécurisation culturelle est une volonté profonde que le CIUSSS souhaite porter auprès de l’ensemble de son personnel et de ses gestionnaires qui gravitent autour des services directs à la population», ajoute-t-il.

Un projet aux impacts concrets

Au terme des dix-huit mois du projet, plusieurs réussites ont été constatées. De la formation a été offerte aux employés du Centre d’amitié autochtone de Trois-Rivières sur les outils de détection de la dépendance. Le référencement peut donc être fait sur place, tout comme la visite de l’intervenant en dépendance du CIUSSS MCQ assigné au centre d’amitié pour rencontrer l’usager dans ce lieu culturellement sécurisant. Cette nouvelle trajectoire de service facilite l’accès aux usagers autochtones et augmente la confiance envers les services.

«De manière générale, les usagers qui ont été approchés ont dit apprécier cette nouvelle proximité, et qu’ils n’auraient pas fait de demande auprès du CIUSSS si un intervenant n’avait pas été directement dans le milieu. Je pense que ça nous a permis de joindre des gens plus rapidement, ou des gens qui étaient plus hésitants ou gênés de faire une demande de services», soutient Amélie Brousseau, chef de services externes en toxicomanie – zone nord du CIUSSS MCQ.

« Nous terminons ce projet avec de nombreux liens créés, de nombreuses expériences partagées, mais aussi une sensibilité à offrir nos services en dépendance autrement et des moyens pour le faire », ajoute Mme Brousseau.

«Ce partenariat vient changer la façon de donner les services aux autochtones en milieu urbains, et c’est justement une de nos priorités que d’améliorer l’accès aux services. Les résultats observés viennent montrer qu’on est capable de changer nos façons de faire, quand on travaille ensemble», témoigne Laurianne Petiquay, directrice générale du Centre d’amitié autochtone de La Tuque.

On compte parmi les outils de sensibilisation et de formation en sécurisation culturelle une vidéo intitulée <@Ri>Sur le chemin de la guérison<@$p>, réalisée avec Marcel Petiquay, un membre de la communauté atikamekw confiant son histoire et son parcours de toxicomanie auprès des divers services en dépendance. De plus, sept toiles de l’artiste Jacques Newashish seront exposées dans les centres de service en dépendance de la région.

Au dernier recensement en 2016, on comptait près de 11 000 résidents de la Mauricie et du Centre-du-Québec d’une identité autochtone, principalement de nations atikamekws et abénaquises.

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