«Ces filles-là sont devenues ma famille» – Manon Morin

«Ces filles-là sont devenues ma famille» – Manon Morin

Lorraine Levasseur, Lynn Montambeault, Donna Gorman, Manon Morin et Odette Trudel sont des passionnées de curling. (Véronique Gingras: absente sur la photo) Photo Jonathan Cossette - Hebdo Journal

CURLING. Odette Trudel et Lorraine Levasseur ont une passion pour le curling, une vraie. Elles évoluent chez les Senior (50 ans et +), mais également du côté des Masters (60 ans et +). Au fil du temps, elles ont su trouver les partenaires idéales pour se joindre à elles.

Les deux curleuses se sont entourées de quatre autres trifluviennes pour compléter leurs équipes. Manon Morin et Véronique Gingras les accompagnent chez les Masters, tandis que Lynn Montambeault et Donna Gorman s’occupent de compléter l’équipe Senior. Outre Lynn (12 ans), les autres membres comptent une trentaine d’années d’expérience en curling.

«Lorraine (Levasseur) et moi avions commencé à jouer Senior au Complexe Laviolette il y a 15 ans. Je suis rapidement devenue capitaine de l’équipe et quelques joueurs ont succédé avant qu’on arrive à notre équipe actuelle», confie Odette Trudel. «À 60 ans, on a décidé de se former une équipe Masters également.»

«À mon premier championnat provincial, mon équipe a perdu au dernier bout, sur la dernière pierre. C’était contre l’équipe à Odette! Je m’en souviendrai toujours», raconte Donna Gorman. «Alors quand je suis devenue membre ici, on parlait de jouer chez les Masters et j’ai dit à Odette: «La seule chance que je puisse gagner, c’est en jouant avec toi». «If you can’t beat them, join them». Et nous nous sommes rendues aux Championnats canadiens.»

Au fil du temps, les six comparses se sont illustrées sur la scène québécoise, leur ouvrant la porte à la scène canadienne.

«Nos premiers championnats canadiens Senior étaient en 2011, en Nouvelle-Écosse. On y est retourné en 2012, à Abbotsford, en Colombie-Britannique. En 2018, on y était encore avec nos deux petites nouvelles, nos deux bébés, Véro et Manon», explique Mme Trudel.

«C’était moi qui la plus énervée de la gang. C’était l’euphorie ici au club quand on a gagné le provincial Senior. J’ai dit à mon fils qui joue lui aussi que je n’en revenais pas d’obtenir mon manteau canadien moi aussi. C’était tellement le fun!», confie Manon Morin, qui joue depuis l’âge de 16 ans. «Écoute, ces filles-là sont devenues ma famille. Ça fait 25 ans que je m’occupe de la Ligue du lundi soir. On est deux équipes tissées serrées. On se voit l’été au golf ou encore à mon chalet. Certaines d’entre nous pêchent pendant que les autres épluchent les patates. Quand je vous dis que c’est devenu une famille.»

Odette et Lorraine ont également accédé à la scène canadienne à deux reprises. «Chez les Masters, on est allé aux championnats canadiens en 2015, au Yukon, et nous sommes allées à Guelph, avec Donna et sa sœur, en 2017. C’est le but de chaque curleur de participer aux championnats canadiens», confie Mme Trudel, également capitaine de la formation Masters.

«Le Club de curling de Trois-Rivières nous appui beaucoup parce que ça coûte des sous aller aux championnats canadiens. On a pu faire un tirage moitié-moitié et le propriétaire nous donne du temps de glace pour pratiquer. Nous avons eu une commandite de Michel Clément avec les brosses IcePad. On est toujours à la recherche de commanditaires, car c’est plus difficile à trouver au Québec.»

Les six Trifluviennes sélectionnent des tournois en début de saison, tout dépendamment de leurs disponibilités.

«On essaye de faire au moins trois ou quatre tournois avant d’aller au Championnat provincial», explique Lynn Montambeault. «On joue aussi dans des ligues de soir, des ligues assez fortes. On affronte des hommes et quand ils voient qu’ils affrontent des femmes, la testostérone est dans le tapis.»

«Ils veulent nous battre et certains d’entre eux ne sont pas très contents lorsqu’ils perdent, renchérit Lorraine Levasseur. La stratégie et la précision y jouent pour beaucoup dans notre sport. Le curling, c’est comme le golf. C’est un beau sport qu’on peut pratiquer pendant longtemps.»

Chacune d’entre elles joue de deux à trois fois par semaine, en plus de s’entraîner en salle à raison de deux fois. «Il faut garder la souplesse et un bon cardio. Ça prend une bonne endurance et une bonne force dans les jambes pour le brossage. Quand je crie après eux autres aussi, il faut être en forme. Crier après eux autres, c’est le fun», ajoute la capitaine, le sourire aux lèvres.

À la question – qu’est-ce qui vous passionne le plus dans ce sport –, elles mentionnent l’esprit de famille, l’aspect social, la stratégie qui amène à piéger l’adversaire et les nombreuses rencontres.

Les prochains championnats provinciaux auront lieu du 2 au 10 février du côté du Senior, et du 2 au 10 mars pour ce qui est des Masters.

 

 

 

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