Cannabis : deux nouveaux enquêteurs en renfort à Trois-Rivières

Cannabis : deux nouveaux enquêteurs en renfort à Trois-Rivières

Luc Mongrain, porte-parole de la police de Trois-Rivières.

Crédit photo : Audrey Leblanc

CANNABIS. La légalisation du cannabis représente un enjeu de taille pour les organisations policières. C’est pourquoi la police de Trois-Rivières compte maintenant dans son équipe deux enquêteurs dédiés spécifiquement à la lutte contre la production illégale de cannabis.

Ces deux nouvelles ressources ont été accordées au corps policier trifluvien dans le cadre du programme ACCES Cannabis. «Pour nous, la plus-value, c’est qu’on a une subvention pour employer ces deux enquêteurs supplémentaires», indique le porte-parole de la police de Trois-Rivières, Luc Mongrain.

«On avait déjà un groupe d’enquêteurs affectés aux stupéfiants en général, ajoute ce dernier. Avec ces deux enquêteurs de plus, on parle de 4 à 6 enquêteurs qui travaillent au niveau des stupéfiants dans notre organisation.»

La subvention pour les deux enquêteurs est accordée tous les six mois. Entre temps, le corps policier doit dresser des bilans sur le travail accompli et prouver l’efficacité de cette équipe. Celle-ci a débuté dans ses fonctions le 1er octobre et déjà des interventions ont été réalisées.

«Le milieu criminel étant ce qu’il est, il va encore y avoir de la production et de la distribution illégale, affirme M. Mongrain. Cette nouvelle équipe s’adjoint à celle déjà en place. Ça va se traduire par beaucoup plus d’arrestations. Avec des effectifs de plus, on va être en mesure d’en faire plus.»

À savoir s’il y aura plus ou moins de cannabis illégal à partir de maintenant, la police de Trois-Rivières croit que la situation demeurera la même.

«Le milieu criminel va s’adapter, mais ne cessera pas ses activités, précise M. Mongrain. On va s’attarder aux producteurs et dispensaires clandestins. Il y a des stratagèmes qui sont mis en place pour tenter de contourner les lois. Mais pour nous, soit le cannabis est légal, soit il ne l’est pas.»

Des changements à l’horizon

L’organisation policière doit aussi prendre en considération l’arrivée de la CAQ au pouvoir puisque l’âge légal de consommation pourrait passer de 18 à 21 ans. «Au niveau législatif, il y a encore des choses à faire. On s’attend avoir beaucoup d’ajustements à faire dans la première année», mentionne Luc Mongrain.

Mais pour l’instant, les policiers se fient à la position adoptée par la Ville de Trois-Rivières et ce sur quoi s’est prononcé le gouvernement provincial. L’enjeu prioritaire actuellement est de s’assurer que les policiers ont tous reçu la formation nécessaire pour travailler le plus efficacement possible en fonction de cette nouvelle réalité.

Une expertise précieuse

Concrètement, sur le terrain, le patrouilleur qui est témoin d’une conduite irrégulière arrête l’automobiliste et lui fait passer des tests appelés épreuves de coordination de mouvements. «Ça peut être de se tenir en équilibre sur un pied, de marcher sur une ligne ou un test de vision, explique M. Mongrain. Si l’un des tests est échoué, ça donne un motif raisonnable au patrouilleur d’amener la personne au poste.»

Une fois là-bas, cette personne rencontre un agent évaluateur. À l’aide d’une batterie de tests, ce dernier est en mesure de préciser quelle substance a consommée l’individu, et dans quel laps de temps.

Présentement, la police de Trois-Rivières a trois agents évaluateurs et envisage en former un quatrième.

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