Campus Escalade en pleine ascension

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Par jcossette
Campus Escalade en pleine ascension
Le Campus Escalade de Trois-Rivières compte désormais 400 membres, en plus des 150 entrées quotidiennes. (Photo : Jonathan Cossette - Hebdo Journal)

À l’aube de son cinquième anniversaire, le Campus Escalade de Trois-Rivières ne cesse de croître d’année en année et d’autant plus lors des dernières semaines après que l’escalade eut fait son entrée aux Jeux olympiques d’été. Devant cette hausse de popularité, il a décidé d’investir 70 000$ dans ses installations trifluviennes afin d’augmenter de 20% sa capacité d’accueil.

« On n’agrandit pas en superficie, mais on agrandit par l’intérieur », lance le copropriétaire et responsable du campus, Samuel Bernier. « On ajoute un ilot central à quatre façades où les gens vont pouvoir grimper. Par ce module, on ajouter 20% de notre superficie globale. Nos murs étaient déjà pleins et on avait beaucoup d’achalandage depuis la COVID-19 et avec l’arrivée de l’escalade aux Jeux olympiques, alors on voulait ajouter à la demande. »

« L’escalade pourrait aussi entrer aux Jeux du Québec en 2027 ou 2028 alors ça pourrait créer un engouement de côté-là également alors on va développer beaucoup plus de grimpeurs dans les prochaines années. »

Le Campus Escalade de Trois-Rivières compte désormais 400 membres, en plus des 150 entrées quotidiennes. 

« À Trois-Rivières, on a eu un petit boost pendant la pandémie. On a beaucoup d’habitués qui venaient et on a été moins longtemps fermé que les gyms. On utilise de la magnésie pour les mains, ce qui est non transmetteur pour la COVID, et aussi de la magnésie liquide qui tue les germes. Il n’y a eu aucun cas de COVID qui a été transmis dans nos centres durant toute la pandémie au Québec et on en est très fier. On est au-delà des attentes du gouvernement », ajoute-t-il.

« On a ajouté une espace-boutique où on vend des souliers, des câbles et des harnais alors les gens peuvent même s’équiper pour aller grimper à l’extérieur. On est vraiment un endroit social, avec notre bar et de la nourriture. On a beaucoup de gens qui sont devenus amis et on a formé des couples. On a même eu nos premiers bébés campus! (rires) »

À la bonne place au bon moment

Le Trifluvien d’adoption se trouvait en voyage autour du monde lorsque la pandémie de la COVID-19 a frappé, ce qui l’a obligé à rentrer au pays. Bien qu’il fût déçu sur le coup, il allait vite se rendre compte que rien n’arrive jamais pour rien dans la vie.

« J’ai étudié et voyagé avec Fanny Carrière (co-propriétaire du Campus Escalade depuis l’ouverture) et c’est elle et son copain qui m’ont fait découvrir l’escalade. Pendant que je suis parti en voyage autour du monde, Philippe (Beaulieu Boivin) est devenu courtier immobilier et je cherchais un emploi à mon retour au Québec. Le timing a bien fait les choses alors j’ai acheté ses parts. Si j’avais pu poursuivre mon voyage, je n’aurais sûrement pas eu cette opportunité-là. J’aime l’escalade et j’aime l’entrepreneuriat, surtout que j’ai étudié là-dedans », raconte-t-il.

Fort de son succès, Campus Escalade s’est également implanté à Victoriaville, l’an dernier.

« On s’est installé dans une vieille église au centre-ville qui était censée être démolie pour accueillir des condos. C’est vraiment beau avec la hauteur et les lumières. C’est magnifique! On a déjà une nouvelle idée en tête et des partenaires avec qui on discute pour un troisième centre. C’est une histoire à suivre », lance-t-il.

« On offre des cours pour les jeunes et on veut offrir des cliniques pour les plus vieux. À Victoriaville, il y a une école qui est rendue avec un centre d’escalade et il y a de bonnes chances qu’on le gère et qu’on en puisse en faire un programme de sport-études. Ce serait une première au Québec! Plus ça va aller, plus le Québec va développer des athlètes d’escalade. »

Du côté de la Mauricie, on devra attendre avant de voir une telle opportunité.

« On a déjà des écoles qui viennent grimper, mais il n’y a pas eu de pourparlers pour un programme sport-études. On n’est pas encore prêt à faire ça, car ça prend un professeur qui est là en tout temps et plusieurs autres choses à développer », concède-t-il.

« À Victoriaville, on souhaite peut-être pouvoir le faire dans deux ans. Pour ce qui est de Trois-Rivières, on va recevoir des étudiants du Cégep parce qu’il y a des programmes là-bas. Ils vont venir ici et au Maïka. Pour ce qui est d’un programme sport-études, reste à voir les critères de la fédération. Ça peut arriver un jour, mais je ne le vois pas tout de suite », conclut-il.

 

 

 

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