Bel-Avenir: un simulateur unique au Québec

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Par Stéphanie Paradis
Bel-Avenir: un simulateur unique au Québec
Le simulateur de patient présente de nombreuses caractéristiques intéressantes à l'apprentissage des élèves de l'école Bel-Avenir (Photo : Stéphanie Paradis)

Le Centre de formation professionnelle Bel-Avenir inaugurait ce jeudi sa toute première salle de simulation virtuelle conçue pour favoriser l’apprentissage des élèves du DEP en Santé, assistance et soins infirmiers, une première au Québec.

C’est l’acquisition d’un mannequin simulateur de patient qui est l’élément central de ce laboratoire. À l’aide d’un ordinateur relié à ce simulateur, les enseignants pourront envoyer des commandements précis à ce dernier afin qu’il puisse interagir physiquement et physiologiquement avec les élèves en situation de simulation.

Pierre Laliberté, directeur du Centre de formation professionnelle Bel-Avenir.

Par exemple, le simulateur de patient peut avoir plusieurs symptômes simultanément, amenant les élèves à poser les gestes médicaux requis tels que l’auscultation, la prise de sang et l’installation d’une sonde urinaire.

En effet, tel un véritable patient, le mannequin pourra également échanger avec les étudiants, paroles dictées par les enseignants situés dans la salle de contrôle qui peuvent observer de l’extérieur, à l’aide de miroirs sans tain, et ainsi évaluer les élèves.

Le simulateur de patient présente de nombreuses caractéristiques intéressantes à l’apprentissage des élèves de l’école Bel-Avenir, tels des mouvements respiratoires, des clignements des yeux, des bruits respiratoires et cardiaques normaux et anormaux audibles à l’auscultation ainsi que des mouvements du sang (hémodynamie).

Cette possibilité d’apprentissage unique pour les élèves de l’école Bel-Avenir leur permet ainsi de vivre des situations réelles et de stress dans un environnement contrôlé, d’être mieux préparés à réagir lors de certaines situations, de transférer le maximum de connaissances pendant la simulation puisqu’aucun enseignant ne les accompagne, de perfectionner leurs compétences cliniques sans danger réel pour les patients et d’avoir une rétroaction sur les simulations afin de les amener à trouver eux-mêmes les erreurs et les moyens pour ne pas les reproduire.

« Un de nos objectifs en formation professionnelle consiste à préparer le mieux possible nos élèves à la réalité du marché du travail. Un investissement pédagogique comme celui-ci permettra un apprentissage et une application plus réalistes et concrets pour nos élèves. Nous croyons que la salle de simulation sollicitera un engouement majeur pour cette formation et qu’elle fera le bonheur de nos élèves » tenait à souligner Claude Lessard, président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.

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