Arrivée des Coureurs des bois après quatre jours de périple

Photo de Jonathan Cossette
Par Jonathan Cossette

EXPÉRIENCE. Grâce à un partenariat de deux ans, l’organisation du «Rendez-vous des Coureurs des bois» de Trois-Rivières à de nouveau commencé son périple au quai de la traverse Hudson Oka pour terminer son voyage à Trois-Rivières, dans le secteur Pointe-du-Lac. Un défi relevé avec brio pour les cinq participants.

Un de leurs arrêts s’est fait à Repentigny puisque les Rapides de Lachine ont été plus difficiles que prévu. Ils ont donc trouvé une rive où s’abriter pour la nuit.

C’est ce samedi, vers 12h50, qu’ils sont arrivés au parc Antoine-Gauthier du secteur de Pointe-du-Lac à Trois-Rivières.

«Je me suis inscrit au défi parce que je trouvais ça intéressant. Je dis aux gens qui voudraient essayer que ça vaut la peine. Le premier défi était de me lancer dans une aventure avec des gens que je ne connaissais pas pour quatre jours et de se plier à la dynamique du groupe. Nous avons eu des décisions à prendre et des petits pépins, mais l’équipe travaillait dans le même sens», souligne Gilles Gagnon, participant pour la première fois et âgé dans la soixantaine.

«Un d’entre nous a eu une petite indisposition, d’où l’importance de boire beaucoup d’eau lorsqu’on fait des activités physiques. Nous nous sommes dit que nous étions maintenant quatre et qu’on devait continuer. La météo était favorable et ça nous a grandement aidés.»

Comme les ancêtres

Rappelons que tous les participants de l’expédition vivent à la façon de nos ancêtres, c’est-à-dire qu’ils dormaient sous le rabaska, à la belle étoile et qu’ils se nourrissaient aussi selon l’époque.

«Nous avons adopté les habitudes de vie le plus possible. On le fait, même si on triche un petit peu. C’est une bonne initiation, au manger qui est fait et à dormir au sol. L’alimentation est un pain qui cuit sur la pierre et un mélange de fèves, de viande et de quelques légumes. Ça ressemble un peu à un ragoût!»

«On voit qu’il y avait une structure et une organisation à cette époque, comme l’histoire de s’échanger des droits de passage et des territoires. Il y avait quand même une vie sociale qui s’est établie et des règles qui ont fait que nous avons évolué vers quelque chose d’autre. Rien ne me manquait vraiment lorsque tu sais que tu reviens à tes choses quelques jours plus tard. C’est une vacance, mais une vacance-expérience», conclut M. Gagnon.

Après la nuit à Oka, les valeureux canotiers ont fait des arrêts à l’île Saint-Bernard, Lavaltrie et Yamachiche, avant de compléter leur aventure à Pointe-du-Lac.

«L’ouverture vient de débuter. L’expédition a été une bonne réussite. Il y avait deux canots l’an dernier et cette année seulement un. Des gens ont abandonné avant même de commencer. Ce n’est pas nécessairement facile d’attirer des gens dans une expédition parce que c’est difficile physiquement. Par contre, c’est une expérience enrichissante et grandissante», précise Marc Ducharme, président du Rendez-vous des Coureurs des bois.

Avis aux intéressés, les activités se poursuivent jusqu’à dimanche au parc Antoine-Gauthier du secteur de Pointe-du-Lac à Trois-Rivières.

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