Anthony Richard peut-il percer l’alignement des Preds?

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Par Jonathan Cossette
Anthony Richard peut-il percer l’alignement des Preds?
Anthony Richard et son entraîneur estival, Patrick Lemieux. Photo - Courtoisie

Anthony Richard vient de disputer sa troisième saison dans la Ligue américaine de hockey (LAH). Ce ne sera pas facile pour lui de percer l’alignement des Predators de Nashville en début de saison avec 14 attaquants déjà sous contrat.

Le Trifluvien de 22 ans a connu une excellente saison avec les Admirals de Milwaukee. Non seulement il a augmenté sa production offensive, mais il a aussi terminé au premier rang des pointeurs de l’équipe avec 47 points (dont 24 buts), soit 10 points de plus que son coéquipier le plus proche, le défenseur Alexandre Carrier.

«Depuis le début de ma carrière, je prends souvent du temps à m’acclimater aux niveaux de jeu supérieurs et à de nouveaux styles de jeu», confie-t-il d’emblée. «À ma première année, c’était ma saison apprentissage et l’année suivante, j’ai eu un déclic au milieu de la saison et j’ai commencé à prendre confiance en moi. L’an dernier, j’étais déjà en confiance et ç’a très bien commencé. J’ai été constant tout au long de la saison et je suis vraiment content. Les Predators aussi étaient contents de ma saison et de la manière dont je me suis développé.»

«Je me suis entraîné beaucoup hors glace cet été, mais sur glace aussi. On commence à être plus intense sur la glace un mois avant le camp. On joue toute l’année au hockey alors l’été, j’aime mieux passer du temps dans le gymnase pour me développer.»

Le choix de 4e ronde des Preds en 2015 – 100e au total – sait qu’il se rapproche de son but. Il faut également rappeler qu’il a eu la chance de disputer son premier match en carrière dans le Circuit Bettman l’an dernier, avant la période des Fêtes.

«J’ai l’impression que je vais avoir ma chance bientôt. On ne sait jamais ce qui peut arriver et je vais me tenir prêt. L’an dernier, j’ai joué mon premier match en décembre. Il y avait des joueurs malades et ils m’ont appelé le matin même. Je me préparais pour mon match contre club-école de Chicago et j’étais chez moi à Milwaukee. J’ai dû me dépêcher à prendre l’avion rapidement», se souvient-il.

«Je n’ai pas eu vraiment le temps de me reposer, mais je suis content de la manière dont j’ai joué et j’étais content de mon match. C’était une belle expérience et c’était mieux que je me l’imaginais lorsque j’étais jeune. J’étais impressionné par la foule à chaque fois qu’on marquait un but et par leur énergie dans les arrêts de jeu aussi. C’est vraiment spécial de vivre ça sur place.»

De grands objectifs

Le jeune attaquant s’est fixé de bons objectifs en vue du prochain camp d’entraînement. Il demeure conscient que les Preds ont 14 attaquants sous contrat, en plus du jeune Eeli Tolvanen (1er choix 2017) qui cogne à la porte.

«J’ai des objectifs assez élevés pour cette saison, dont jouer plus de matchs. J’aimerais être celui qu’on rappelle lorsqu’il y a des blessés. Je veux arriver préparé au camp et espérer causer une surprise. Je suis quand même réaliste aussi, car il y a beaucoup de joueurs sous contrat à un volet à Nashville. Par contre, on voit souvent des joueurs au ballotage après chaque camp alors si je leur force la main, je pourrais rester là», explique-t-il.

«Si je joue comme j’ai joué l’an dernier, et si je joue à la hauteur de mon talent, ils n’auront pas le choix de me garder. Par contre, je suis encore jeune alors je vais être patient. Souvent, les jeunes joueurs vont faire l’erreur de se voir trop loin trop vite. Il y a plusieurs joueurs qui s’y rendre à 25 ou 26 ans alors il y a encore plusieurs années devant moi. C’est sûr que mon but ultime, c’est de jouer dans la LNH. C’est mon objectif #1.»

L’attaquant de 5’’10 et 185 lbs a la chance d’être entouré de Québécois et il a confié qu’il fait bon vivre à Milwaukee.

«Depuis trois ans, on est toujours quatre ou cinq Québécois dans l’équipe et c’est le fun. On se tient ensemble en dehors de la glace. J’ai même joué sur l’avantage numérique avec trois d’entre eux. C’est plus facile pour discuter sur la glace et les autres équipes ne nous comprennent pas. On a aussi du fun dans la chambre», ajoute-t-il.

«Côté foule, on a beaucoup de fans durant la fin de semaine, soit entre 8000 et 9000 spectateurs. C’est un peu plus difficile en semaine, car on joue souvent les mardis et mercredis. C’est vraiment une belle ville et les fans vivent pas mal pour les Bucks (NBA) et les Brewers (MLB). Notre propriétaire est aussi le propriétaire de ces deux équipes-là, alors on est choyé et on a souvent des billets pour y aller», conclut-il.

Le premier match préparatoire des Preds est prévu le 16 septembre face aux Panthers de la Floride. La saison régulière se mettra en branle le 3 octobre pour Nashville alors que le Wild du Minnesota sera en visite.

 

 

 

 

 

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