American Story Show 2: Le phénomène Miriam Baghdassarian

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Par Jonathan Cossette
American Story Show 2: Le phénomène Miriam Baghdassarian

C’était soir de grande première pour le spectacle American Story Show 2 qui s’est mis en branle hier à la salle J.-Antonio-Thompson et les artistes en ont mis plein la vue aux nombreux spectateurs présents.

Miriam Baghdassarian (La Voix 7) n’a que 20 ans, mais saura vous épater. La jeune artiste s’est littéralement transformée en Alanis Morissette, Dolores O’Riordan (The Cranberries) et Melissa Etheridge, lui valant pas moins de trois ovations debout.

Rick Hughes, c’est Rich Hughes! Il est toujours aussi polyvalent et impressionnant. Sa passion est indéniable, et surtout très contagieuse. Il a livré un moment touchant lorsqu’il a dédié une chanson à sa soeur Lulu Hughes, présente dans la salle pour la grande première. Il a lui aussi eu droit à une ovation debout lorsqu’il est devenu Steven Tyler, chanteur du groupe Aerosmith. Pascal Dufour brille lui aussi sur scène par sa polyvalence et sa voix. Il complète le trio à merveille!

On pouvait sentir la fébrilité dans l’air dès l’ouverture des portes et cette fébrilité s’est transportée dans la salle dès les premières notes.

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En rappel…

En 1969, le festival de musique Woodstock marquait l’histoire américaine. Les trois jours de paix, d’amour et de musique promis par les promoteurs s’apprêtaient à devenir l’emblème de la culture hippie des années 60. L’expérience s’est d’ailleurs répétée en 1994 et en 1999.

Pour les interprètes du spectacle, Miriam Baghdassarian, Pascal Dufour et Rick Hughes, Woodstock, c’est le mythe par excellence.

«Je connaissais Woodstock, mais j’ai découvert beaucoup de choses en replongeant dans cet univers pour le spectacle. Ça a marqué l’histoire de la musique. Juste le fait qu’ils attendaient 50 000 personnes et qu’ils en ont eu 500 000 en dit beaucoup», souligne Pascal Dufour, que l’on a pu voir dans Britishow.

«Je pense que les gens vont être jetés à terre! Les années 60, c’est l’âge d’or de la musique. Tout tournait autour de la musique. Le public va être ramené en arrière, à cette époque», lance à son tour Rick Hughes.

Pour Miriam Bagdassarian, que l’on a connue à La Voix, il s’agira d’une première expérience de spectacle de la sorte, sans que ce soit dans un bar ou dans un concours.

«J’ai eu la chance d’écouter des chansons de ces années-là grâce à mon papa, mais je n’aurais jamais pensé que j’aurais une expérience du genre avec les chansons des années Woodstock. C’est une période d’apprentissage aussi. C’est tout nouveau et c’est une grande responsabilité. Je prends ça au sérieux», confie-t-elle.

On y entendra les univers musicaux de Richie Havens à  Jimi Hendrix, en passant par Crosby Stills and Nash, Metallica, James Brown, Melissa Etheridge et Janis Joplin.  D’ailleurs, il était impératif pour Mike Gauthier, directeur artistique et concepteur du spectacle, que l’interprète féminine puisse interpréter avec assurance des chansons de Janis Joplin.

«Elle est tellement l’image de Woodstock… Tu ne peux pas l’échapper! Ma blonde m’avait parlé de Miriam lorsqu’elle était à La Voix. Elle a bien l’intensité et la douceur, ainsi que le côté souffrance dans la voix de Janis. Miriam réussit à le faire sans trop le copier», souligne-t-il.

«Les trois assurent une superbe performance vocale, ajoute-t-il. Ils vont réussir ramener les gens à l’époque des trois Woodstock, en 1969, 1994 et 1999. Il y avait une harmonie dans les voix dans ce temps-là et ils apportent chacun leur couleur. D’une certaine façon, ça rejoint le concept de Woodstock 1969, en ce sens où on retrouvait des artistes établis et des nouveaux qui arrivaient.»

Dans les moindres détails

Si la musicalité est mise de l’avant, à la fois par la qualité des voix des chanteurs que par l’interprétation musicale du band, rien de la mise en scène n’a été laissé au hasard. En fait, chaque moindre détail a été réfléchi.

«La mise en scène sera volontairement slack. Les techniciens vont passer à travers la scène, comme à l’époque. Il y aura des échafauds, les fils vont traîner partout, il n’y aura pas de rideau à la scène. Il y aura un entracte, mais il ne sera pas habituel. Le show continue quand même, mais tu peux sortir de la salle sans ne rien manquer», précise Mike Gauthier.

On entendra aussi des  messages d’intérêts publics et la foule sera invitée à participer au spectacle, comme cela se faisait pour Woodstock. American Story 2: les années Woodstock sera ainsi parsemé de nombreux clins d’œil aux trois éditions du mythique événement, que ce soit par de l’information défilant sur les écrans ou littéralement à travers la mise en scène.

Mike Gauthier a poussé les détails au point où l’éclairage et l’enrobage scénique ont été pensés en fonction de l’époque de chaque performance. Par ailleurs, on retrouvera les mêmes guitares, amplificateurs et fils utilisés lors de Woodstock.

«Je cherche à recréer l’ambiance qu’il y régnait. Je veux ramener l’essence de Woodstock et que les gens passent du bon temps. La musique rappelle beaucoup de souvenirs et je veux vraiment amener ce feeling pour que ce soit proche de ce que les gens ont vécu», conclut-il.

«C’est une belle opportunité pour les générations d’aujourd’hui de découvrir ces années passées. C’est la base du rock. Et c’est un beau moment pour s’échapper de la réalité», poursuit Miriam Baghdassarian.

American Story 2: les années Woodstock | Salle J.-Antonio-Thompson | Les jeudis, vendredis et samedis d’août | Billets: 819 380-9797 ou cultur3r.com

 

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