Waste Robotics reçoit 500 000 $ pour accélérer le développement de son IA
L’entreprise trifluvienne Waste Robotics obtient un financement de 500 000 $ du gouvernement du Canada afin de poursuivre le développement de ses technologies d’intelligence artificielle destinées au tri automatisé des matières résiduelles.
Cette aide permettra principalement de perfectionner les capacités d’intelligence artificielle qui alimentent les robots développés par l’entreprise. “On va l’utiliser pour bonifier nos technologies d’intelligence afin d’être capables de pousser la reconnaissance dans des applications comme le tri du métal, qui est très difficile à faire, explique le président-directeur général de Waste Robotics, Éric Camirand. L’intelligence devient plus performante et est capable de faire un tri beaucoup plus précis”, ajoute-t-il.

Concrètement, les fonds serviront à financer des activités de recherche et développement, notamment l’embauche de programmeurs ainsi que la réalisation d’essais visant à améliorer les performances des systèmes.
L’entreprise développe depuis plus d’une décennie des robots capables de reconnaître, saisir et trier différents matériaux grâce à l’intelligence artificielle. Cette technologie intervient à deux étapes clés : d’abord pour identifier les matériaux à récupérer, puis pour déterminer la meilleure façon de les saisir avec le bras robotisé. “Comme humain, on sait instinctivement comment prendre un objet. Une machine ne le sait pas. On développe donc une intelligence qui permet au robot de décider comment orienter sa pince pour saisir la pièce”, illustre M. Camirand.

Selon lui, cette expertise procure aujourd’hui à Waste Robotics un avantage concurrentiel. “Ça fait plus de dix ans qu’on développe ces technologies. Au fil des années, on a appris autant sur l’intelligence artificielle que sur la mécanique de nos machines. Ça nous donne une longueur d’avance sur la compétition”, affirme-t-il. Les équipements conçus à Trois-Rivières sont aujourd’hui exportés en Amérique du Nord, en Europe et ailleurs dans le monde.
Le financement accordé à Waste Robotics s’inscrit dans une annonce beaucoup plus vaste de Développement économique Canada pour les régions du Québec (DEC). Au total, près de 14 millions de dollars seront versés à 63 organisations québécoises dans le cadre de l’Initiative régionale en matière d’intelligence artificielle (IRIA), qui soutient le développement et l’intégration de solutions d’IA dans les PME. Selon Ottawa, ces projets contribueront à consolider plus de 1 700 emplois au Québec.
Le ministre Evan Solomon a profité de son passage à Trois-Rivières pour défendre la stratégie canadienne en intelligence artificielle, affirmant que le pays devait développer ses propres technologies plutôt que dépendre de solutions étrangères. “Allons-nous seulement acheter des technologies développées ailleurs ou allons-nous bâtir les nôtres ici? Nous avons fait notre choix. Bâtir ici. Bâtir à Trois-Rivières. Bâtir au Québec. Bâtir au Canada”, a-t-il déclaré.

La députée fédérale de Trois-Rivières, Caroline Desrochers, estime que Waste Robotics représente bien le potentiel d’innovation de la région. “Grâce à cet appui, l’entreprise pourra accélérer le développement de technologies de pointe, renforcer sa capacité d’innovation et accroître son rayonnement sur les marchés internationaux. C’est une excellente nouvelle pour notre économie locale et pour le positionnement de Trois-Rivières comme milieu d’innovation reconnu”, a-t-elle indiqué.

Le maire de Trois-Rivières, Jean-François Aubin, voit également dans l’intelligence artificielle un levier de productivité pour les entreprises de la région. “L’intelligence artificielle peut jouer un rôle important lorsqu’elle est bien utilisée. Ce qu’on a vu aujourd’hui démontre concrètement comment cette technologie peut permettre à nos entreprises d’aller plus loin, de se développer et de rayonner à l’international”, a-t-il soutenu.

