Vers des appels vidéo au 911
La modernisation du système utilisé par la centrale d’urgence 911 coûtera plus cher que prévu initialement. Le conseil municipal a accepté de faire passer le règlement d’emprunt de 654 000$ à 1,4 M$, incluant les frais d’opération et les services du fournisseurs.
Le projet 911 prochaine génération a été lancé en 2017 lorsque le CRTC a publié une décision visant à moderniser le système d’appels d’urgence au Canada. L’objectif est de remplacer l’ancien réseau analogique par un système numérique basé sur le protocole IP. Cela permettra notamment l’envoi de données multimédias, comme du texte, des images et de la vidéo, en plus des appels vocaux.
« Il n’y a qu’un fournisseur pour ce système, alors on va avec le prix qui est demandé. C’est vraiment pour se conformer à une obligation réglementaire du CRTC. Toutes les centrales 911 doivent adapter leur protocole. Quand ce sera en place, les gens vont pouvoir filmer lors d’appels au 911. Ça permettra, par exemple, de venir préciser la nature du besoin pour avoir un système de répartition adapté », explique François Vaillancourt, directeur général de la Ville de Trois-Rivières.
La Ville doit respecter cette nouvelle norme et effectuer le branchement complet de ce nouveau réseau d’ici le 31 mars 2027.
L’administration municipale travaille sur ce projet depuis 2018. L’avancement du projet a connu plusieurs délais, entres autres en raison de « l’évolution constante des requis techniques, d’un manque de préparation des fournisseurs et intégrateurs qui sont souvent peu familiers avec les exigences du mandat 911PG », ainsi que « des informations techniques incomplètes ou ambiguës transmises par Bell », indique la Ville de Trois-Rivières.
La complexité du déploiement, le besoin d’un soutien TI en tout temps, le flou autour de l’imputabilité en cas d’incident et un roulement important des responsables de projet ont aussi contribué à en ralentir l’avancement.
« Ultimement, ça permettra d’être plus efficace. Il devra y avoir un effort de formation pour actualiser les compétences de ceux et celles qui travaillent à la centrale », conclut M. Vaillancourt.
