Un outil pour mieux comprendre et mieux intervenir

Par Stéphanie Paradis – La Concertation régionale des CALACS de la Mauricie/Centre-du-Québec lançait le 20 octobre dernier un nouvel outil de formation pour les intervenants psychosociaux.

Cette formation vise d’abord à ce que les victimes d’agression sexuelle aient toute l’aide dont elles ont besoin pour faire face aux conséquences de la violence subie. Elle a également pour but de rejoindre les intervenants qui sont des acteurs incontournables dans le cheminement des victimes.

Il s’agit d’une formation complète permettant de comprendre la problématique et l’intervention en matière de violence sexuelle dans toute sa complexité.  Des thèmes tels que l’accueil des victimes, les conséquences, les mythes et préjugés, l’accompagnement et les stratégies d’intervention y sont entre autres abordés.

La porte d’entrée pour les personnes qui ont vécu une agression sexuelle est généralement le secteur de la santé ou le milieu scolaire. Avec la formation, les intervenants pourront mieux accueillir la victime et faciliter le dévoilement. « C’est un moment fragile dans la vie d’une survivante et il faut l’accueillir adéquatement. Ces nouveaux outils permettront aux gens dans le milieu qui ne sont pas tout à fait confortables, malgré leurs qualités, avec ces dévoilements », explique Claire Tessier, du CALACS La Passerelle – Drummondville.

Au cours des prochains mois, les CALACS formeront leurs intervenants qui pourront, dès le printemps, mettre en application leurs nouveaux acquis sur le terrain. Ils invitent les organisations du réseau de la santé et services sociaux, du milieu communautaire ou scolaire à communiquer avec eux pour de plus amples renseignements sur la formation.

Agressions sexuelles à l’Université Laval

La dernière année a fait place à la campagne provinciale de sensibilisation #Onvouscroit, qui visait entre autres à dire aux victimes qu’elles n’ont pas à être jugées et que les intervenants, notamment des CALACS, sont présents pour les soutenir. « Je suis là pour t’accueillir dans ce que tu vis, et je suis là pour t’accompagner dans ce que tu veux faire après », raconte Nicole Hamel, du CALACS Entraid’Action – Shawinigan.

C’est d’ailleurs ce que Mesdames Tessier et Hamel tiennent à dire aux victimes de la vague d’agressions sexuelles de l’Université Laval: « On vous croit. » Elles mentionnent qu’il est temps de mettre fin à la culture du viol. « Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans notre société, mais on est tous conscient que ça suffit! », clame Mme Tessier. Mme Hamel tient d’ailleurs à souligner que la solidarité observée parmi les victimes suite à leur mobilisation publique est merveilleuse et courageuse.