Un atelier communautaire et un centre de matériaux récupérés dans la mire
Il manque un atelier communautaire et un centre de matériaux récupérés à Trois-Rivières et dans la région. Ça, Douglas Blanchet en est convaincu. Si bien qu’il a décidé de passer à l’action et d’entamer des démarches pour faire de son rêve une réalité.
“L’atelier communautaire est au coeur du projet. Ça se veut un atelier outillé qui pourrait accueillir autant les bricoleurs novices jusqu’aux plus expérimentés. Il y a bien un atelier de réparation qui se tient une fois par année, mais moi, je voudrais avoir les 364 autres journées!”, lance Douglas Blanchet.
“Les personnes pourraient aussi emprunter des outils pour quelques jours à un faible coût. L’idée, c’est que les gens ne seraient plus obligés d’acheter des outils précis pour réaliser seulement un projet, ajoute-t-il. Combien de fois des gens ont acheté un paquet d’outils pour faire un projet sans les utiliser pendant 10 ou 20 ans, alors que ça pourrait servir. Ça pourrait aussi permettre de rentabiliser l’achat de certains outils spécialisés dont on ne se sert pas toutes les semaines et qui sont plus dispendieux. Je veux aussi qu’il puisse y avoir un espace adapé pour les personnes en fauteuil roulant.”
La mise sur pied d’un entrepôt de réutilisation figure aussi dans ses projets. Il a d’ailleurs fait la tournée d’autres ateliers communautaires et entrepôts de réutilisation au Québec.
“Ça devrait être en amont des écocentres, car quand tu vas porter des restants de bois à l’écocentre, ils se font déchiqueter, alors qu’ils auraient encore sans doute du potentiel pour être réutilisés”, note-t-il.
Pour l’épauler dans ce projet, il a pu compter sur l’aide de trois personnes, ses “trois anges”, comme il les appelle.
“J’étais sur le conseil d’administration du Fonds communautaire d’emprunt de la Mauricie. Guylaine Perron m’a présenté à Caroline Dionne, qui travail à la Coopérative de développement régional du Québec. Elle accompagne les coopérative de toutes sortes. C’est elle qui m’a ensuite référé à Laurie Bourgeois, au Pôle d’économie sociale. Elles m’ont guidé vers le bon chemin pour mon prjet. Laurie m’a parlé d’une formation pour aider les gens à démarrer leur entreprise. Je l’ai suivie, puis j’ai pu présenter publiquement mon projet”, explique M. Blanchet.
Une vingtaine d’acteurs et partenaires de l’économie sociale, ainsi que des porteurs de projets émergents, ont pu entendre Douglas Blanchet parler de son projet lors de la soirée Le Collectif.
Former une équipe
Douglas Blanchet est présentement à la recherche de collaborateurs pour former une équipe afin de mettre en place un conseil d’administration. Trois personnes se sont déjà dit intéressées à participer au projet.
“Idéalement, je voudrais pouvoir former une équipe d’une douzaine de personnes qui pourraient occuper différentes fonctions. Ça rendrait le projet plus solide, surtout pour l’étape du financement. J’aurai d’ailleurs plus d’informations concernant le financement et ses différentes possibilités le 25 mars. Ça prendrait cependant au moins cinq personnes pour former le conseil d’administration.
L’idée est de mettre en place une coopérative”, détaille celui qui a fait carrière dans le milieu de la construction et qui réalise des projets en ébénisterie.
Dans le meilleur des mondes, il aimerait pouvoir implanter son atelier communautaire près de l’écocentre ou encore dans un secteur industriel de Trois-Rivières.
“Est-ce qu’il y a une manière d’avoir un bel atelier communautaire avec plein de bons outils qui fait travailler du monde et moi aussi par la bande? Je le souhaite! Et puis, autant pour les bricoleurs novices qu’avancés, c’est intéressant de pouvoir être avec des gens, que ce soit pour apprendre en regardant travailler une autre personne et en lui posant des questions que pour créer un esprit de communauté”, conclut-il.
