Rosanne Giguère à la tête de Sushi Taxi: une croissance qui ne dérougit pas

Quand elle a fait l’acquisition de Sushi Taxi en 2022, Rosanne Giguère s’était donné l’objectif d’ouvrir 100 franchises en cinq ans. Trois ans plus tard, le rêve est en voie plus que jamais de se concrétiser.

D’ici la fin de l’année 2025, quatre nouvelles enseignes Sushi Taxi ouvriront leurs portes à Chicoutimi, Joliette et Terrebonne, tandis que les restaurants de Repentigny, Saint-Nicolas et Sainte-Foy rouvriront leurs portes sous la nouvelle image de marque de l’entreprise. Alors que 23 succursales Sushi Taxi sont déjà ouvertes, la Trifluvienne prévoit qu’on en comptera 40 à la fin de l’année 2026 à travers le Québec. 

Depuis la relance complète du réseau en 2022, Sushi Taxi a recentré ses activités autour d’un modèle visant à être 100% franchisé, soutenu par une structure d’accompagnement et des standards opérationnels uniformes à travers la province.

“On a vraiment visé un positionnement clair, en ce sens qu’on veut que le sushi de Sushi Taxi soit fait pour faire plaisir aux familles. Environ 65% à 70% des commandes sont pour emporter ou en livraison. Je pense que ça indique que les gens aiment se faire plaisir avec des sushis, mais davantage à la maison, constate Rosanne Giguère, vice-présidente À la bouffe, présidente et cheffe de l’exploitation Sushi Taxi. Ça permet d’économiser sur l’alcool, le dessert, l’entrée et c’est plus simple que de faire garder les enfants, par exemple. Quand c’est difficile économiquement, ce sont les sorties qu’on coupe en premier, mais c’est important de pouvoir continuer à se faire plaisir un peu. Le sushi est ce genre de petit produit de luxe qui fait plaisir, mais qui peut demeurer accessible.”

La stratégie porte visiblement ses fruits puisque les ventes et la clientèle ont bondi de près de 30 % depuis le début de 2025.

“Il fallait revoir notre image de marque. Sushi Taxi a 25 ans cette année et en 25 ans, beaucoup de choses changent. Il fallait se mettre à la page, d’autant plus que la compétition est forte en restauration. Il ne faut pas tomber dans l’oubli ni s’asseoir sur nos acquis, indique Mme Giguère. On a toujours été créatif dans nos recettes et on voulait que nos restaurants et l’expérience complète reflètent cette créativité. On a confirmé notre positionnement pour bien comprendre notre clientèle et on a retravaillé l’image de marque, le site web et le design des nouveaux restaurants. On a même des produits dérivés comme des baguettes pour les enfants et des enfants.”

“Je pense qu’on a trouvé la bonne agilité pour rester dans la perspective de se faire plaisir, mais de surfer encore avec l’abordabilité. C’est un enjeu, car le coût des aliments augmente. On cherche un bon rapport qualité-prix pour que les familles puissent se faire plaisir”, ajoute-t-elle.

Cet automne, Rosanne Giguère s’est retrouvée dans le top 100 des plus grandes entreprises du Québec dirigées par des femmes selon Les Affaires. Quand elle a décidé d’acquérir Sushi Taxi en 2022, elle savait dans quoi elle s’embarquait. Son père ayant fondé À la bouffe, qui regroupe aujourd’hui 71 restaurants, elle gravitait dans le milieu de la restauration et des affaires depuis son enfance. 

“Quand on combine tous les gens d’expérience dans l’équipe, ça représente plus de 100 ans d’expérience. Je crois qu’on peut dire que l’équipe est une experte de la franchise et je peux dire aujourd’hui que moi aussi. On a aussi vécu la croissance d’un réseau et en étant franchisé nous-mêmes, on connaît la franchise de fond en comble. On sait ce qu’on attend d’un franchiseur. Ça nous garde un pied sur le terrain”, note l’entrepreneure.

Le prochain rêve: pourquoi pas élargir les frontières de Sushi Taxi à l’extérieur du Québec! Rosanne Giguère a déjà commencé à s’informer des lois relatives aux franchises dans les autres provinces canadiennes. 

“Notre croissance est planifiée depuis le tout premier jour. Maintenant que le stade des 100 franchises en cinq ans s’avère atteignable, on continue de voir plus loin. On aimerait faire rayonner notre bannière à l’extérieur de la province. Par contre, les règles commerciales changent selon les différentes provinces, alors ça demande une très grande préparation, d’autant plus que les lois sont différentes aussi”, conclut-elle.