Ricard en renfort pour relancer Sommex

En difficultés financières, l’entreprise Sommex, spécialisée dans la fabrication de matelas, lance un appel à l’aide à son président et fondateur, Normand Ricard, afin qu’il redresse l’entreprise le plus rapidement possible.

M. Ricard avait vendu son entreprise à Spring Air Partners en 2003 et l’a récupérée il y a un peu plus d’un mois.

«J’aurais bien aimé rester à ma retraite, mais c’est parce qu’on est attaché à l’entreprise qu’on revient. C’est sûr qu’on l’a payée un bon prix, mais si on ne l’avait pas payée un bon prix, on n’aurait pas été capable de la remettre en place et même en tenant compte de ça, ce sera tout un défi. Il n’y a rien de gagné», affirme-t-il avec franchise.

«Acheter une entreprise qui va très mal, ça veut dire qu’il y a eu des problèmes avec les clients, qu’il y a eu des problèmes avec les fournisseurs, donc ça implique qu’il faut tout rebâtir.»

Un nouveau départ qui se fera en compagnie de sa fille, Anne Ricard et du chef de la direction des opérations de l’entreprise à Toronto, Chris French.

Pour relancer l’entreprise, Normand Ricard entend miser sur des fondations solides.

«Ce qui va changer, c’est que j’aurai trois personnes avec moi. C’est tout, ça s’arrête là. On va gérer ça d’une façon beaucoup plus près du terrain, beaucoup plus près de tout. Nous, on n’a pas d’idées individuelles, toutes les idées sont communes. On travaille en équipe et c’est la meilleure idée qui, très souvent, est transformée et qui gagne et ce n’est pas un concours, c’est pour le bien-être de l’entreprise. C’est une autre façon de gérer», lance M. Ricard, décochant du coup une flèche aux anciens propriétaires de la compagnie.

Le fondateur se donne six mois pour remettre sa création sur les rails.

Entre autres moyens pour y arriver, Sommex a conclu une entente avec le syndicat de ses travailleurs pour le gel d’augmentation de salaires pendant un an, après quoi, ils seront ajustés selon d’inflation.

«On s’est engagé à leur redonner leur augmentation de salaire si on atteint nos objectifs budgétaires. On a aussi prolongé la convention collective pour un an ou deux, ça dépend de combien de temps ça prendra (redresser l’entreprise). C’est une différence marginale si vous voulez car ce n’est pas ça qui fait la différence dans l’acquisition, mais c’était important d’avoir la contribution de tout le monde. C’est un effort collectif parce que c’est quelque chose qui n’est pas gagné d’avance. On voulait que tout le monde se batte», a-t-il conclu.

50 personnes travaillent chez Sommex à Trois-Rivières.