Prudence dans vos transactions Marketplace 

Un homme de Trois-Rivières a été agressé par deux hommes alors qu’il procédait à une transaction après avoir échangé sur Marketplace avec une personne qui se présentait comme étant une femme.

Amine Talbi met en vente un iPhone 16 sur le réseau social. Accompagné de sa conjointe, il accepte de se rendre dans le secteur de la rue Louis-Pinard pour finaliser la transaction.

“À notre arrivée au lieu convenu, j’ai été agressé physiquement et les suspects ont pris la fuite à bord d’un véhicule”, témoigne-t-il.

“Un des deux individus avec qui il faisait la transaction s’est emparé du téléphone, raconte l’agente aux relations publiques et communautaire du Service de police de Trois-Rivières, Caroline Chartrand. L’autre, pendant ce temps-là, prenait les sous comme pour payer la victime. Celui en possession du téléphone a pris la fuite. La réaction de la victime a été de retenir le deuxième individu. Il s’en est suivi une légère altercation et l’individu qui s’était sauvé avec le téléphone est revenu sur les lieux et a passé la victime à tabac pour que le deuxième individu qui était retenu puisse se sauver.”

Talbi et sa conjointe ont ensuite pourchassé les assaillants.

“Pendant l’événement, ma conjointe était au téléphone avec le 911 et transmettait en temps réel notre emplacement ainsi que des informations sur le véhicule, explique M. Talbi. J’ai poursuivi la voiture afin d’aider les policiers à localiser les suspects. La poursuite s’est terminée lorsque le véhicule a été intercepté par les policiers près de la 6e Rue.”

Trois individus, dont un mineur, ont été arrêtés et détenus.

“Le mineur a été remis en liberté suite à sa comparution.”

Alamine Abderamane et Bahaa Al Qassab, tous deux de Trois-Rivières et âgés de 20 ans, sont demeurés détenus en attente de leur enquête sur remise en liberté.

Conseils de sécurité

Les statistiques des dernières années démontrent que les transactions problématiques concernent presque exclusivement des appareils électroniques.

“On n’aura pas ce genre de problème-là avec une vente d’articles pour bébés ou de jouets pour enfants. C’est vraiment quand ça concerne l’électronique de bonne valeur qu’on a des dossiers qui tournent mal.”

La mise en place d’une zone sécurisée d’échange figure dans les plans du futur poste de police trifluvien dont la construction ne sera pas achevée avant 2030.

“Certains autres corps de police ont des zones d’échange sécurisées, un endroit qui est sous caméras de surveillance où les gens peuvent se présenter, faire leurs transactions du genre. Ce qu’on suggère aux gens, c’est de faire ce genre d’échange-là dans des endroits achalandés, le jour si possible, à des endroits qui peuvent être sous surveillance de caméra. Ça peut être à l’avant du poste de police. On a plusieurs espaces de stationnement. Ça devrait en dissuader plusieurs qui ont des mauvaises intentions si c’est fait au pas de notre porte.”

L’agente Chartrand conseille aux vendeurs et acheteurs de prendre certaines précautions avant de procéder à une transaction.

“Il n’y a aucune méthode qui est infaillible: le monsieur avait quand même fait l’effort d’être accompagné. Mais oui être accompagné, faire certaines vérifications au niveau du profil Internet de la personne. Si c’est un profil tout récent sur Facebook, il faut peut-être se méfier un peu plus que quelqu’un qui a un profil actif depuis 2008, qui a déjà fait plusieurs ventes et qui a une bonne notation par d’autres acheteurs. À partir du moment où il y a un doute, si votre petite voix vous dit qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, c’est mieux de se retirer de cette transaction-là, de ne pas aller de l’avant.”

Enfin, il serait préférable de ne pas accepter d’argent comptant présentement.

“Généralement, on conseille aux gens de ne faire les transactions qu’avec un virement Interac sécurisé ou en argent comptant, mais ces temps-ci, faites attention avec l’argent comptant. Il faut prendre la peine de vérifier les billets de 20, 50 et 100 $ qui sont remis pour s’assurer que ce sont des vrais parce qu’on a plusieurs dossiers en cours avec de la fausse monnaie.”