Programmes pour les régions: la “fin du mur à mur”, affirme le gouvernement
Le gouvernement du Québec souhaite apporter plus de souplesse dans les programmes gouvernementaux pour mieux refléter les réalités territoriales des régions du Québec.
Les conférences administratives régionales de l’ensemble des régions du Québec devront rapidement proposer des solutions pour moduler les différents programmes en lien avec le logement, la main-d’œuvre, les infrastructures et le développement économique afin qu’ils soient davantage le reflet de leur réalité. Le rapport à ce sujet est attendu pour la fin du mois d’octobre.
“Ça va nous permettre de répondre aux besoins et d’avoir davantage de flexibilité et d’agilité dans ces programmes pour l’ensemble des régions. On peut penser à l’éloignement, au coût des transports ou encore à la densité de la population. Chaque région a des réalités spécifiques et ce qu’on veut faire aujourd’hui, c’est s’assurer que les différents programmes gouvernementaux, à la suite de cet exercice, puissent répondre spécifiquement aux besoins de chacune des régions”, explique Mathieu Lévesque, ministre responsable de la Jeunesse et ministre délégué aux Régions.
Pour le maire Jean-François Aubin, une telle orientation est une avenue intéressante qui aurait bénéficié à la Ville par le passé.
“Par exemple, quand on pense au PRASIM qui aide à financer des infrastructures communautaires, comme un centre de loisirs. Nous, on n’y a pas accès parce qu’on se retrouve entre deux critères, explique-t-il. Pour d’autres programmes, on serait capable de déposer des projets, mais il y a un seul point qui nous bloque sur l’ensemble. Il y a une certaine lourdeur, une bureaucratie, qu’on essaie de diminuer à l’intérieur des villes, mais également dans nos rapports avec le gouvernement. Il faut que ce soit plus souple, plus simple et qu’il n’y ait pas toujours 3000 critères qui bloquent tout. Il faut simplifier les choses et tenir compte de notre réalité.”
