Plein Air Ville-Joie retrouve enfin son auberge
L’auberge de Plein Air Ville-Joie peut à nouveau accueillir les visiteurs. Touchée par un incendie à l’été 2023, trois semaines avant le début des camps, le bâtiment principal a dû être reconstruit de fond en comble. On en a profité pour y apporter plusieurs améliorations.
L’incendie a révélé la désuétude des fondations qu’il a fallu refaire, une dépense qui n’était pas couverte par les assurances.
“C’est un assez vieux bâtiment qui a été construit en d’autres temps, explique le directeur général de Plein Air Ville-Joie, Pascal-Olivier Labrecque. Les fondations n’étaient pas aux normes. Il a fallu faire des investissements substantiels.”
La nouvelle configuration de l’auberge compte 15 chambres permettant de recevoir 49 personnes.
“Auparavant, chaque bloc de deux chambres partageait un bloc sanitaire. Avec l’architecte, on a repensé toute la division des chambres et maintenant, chaque chambre a sa salle de bain privée avec douche. Chaque chambre a un lit double superposé d’un lit simple plutôt que d’avoir deux lits capitaines un à côté de l’autre, ce qui permet d’avoir trois personnes par chambre plutôt que deux.”

Une des chambres de plus grande superficie dans l’auberge reconstruite.
Un nouveau système de climatisation et de déshumidification a été installé. Sur chacun des deux étages, on retrouve maintenant une chambre adaptée pour les personnes à mobilité réduite. On s’apprête aussi à finaliser une cuisine d’une grandeur appréciable.
“C’était ici le foyer de l’incendie. C’était une salle de réunion qui n’était pas louée très souvent. On s’est dit: quand les gens louent l’auberge, ils vont pouvoir prendre en option un espace cuisine avec lave-vaisselle, plaque de cuisson, micro-ondes, frigos, tout le kit. Ils vont pouvoir se faire leur propre bouffe.”
Cet ajout s’inscrit dans la volonté de Plein Air Ville-Joie d’attirer de plus en plus d’équipes sportives qui participent à des tournois dans la région.
“Les parents sont tannés d’être dans les hôtels. On est une très belle alternative. À quel point ils seraient contents de sauver un repas de frites de temps en temps en profitant de la cuisine. Et quand les jeunes commencent à avoir de l’énergie, on a un beau site de plein air dont ils peuvent profiter.”
L’auberge a accueilli des équipes de hockey cet hiver.
“Les jeunes, le matin, ça faisait des parties de dek hockey dans la salle. Ils se sont fait une espèce de petite patinoire. Les parents ont fait des bandes avec des tables pliantes.”
Selon M. Labrecque, d’autres types de clientèle gagneraient à découvrir la base de plein air et ses 400 mètres de plage aux abords du lac Saint-Pierre.
“Quand les gens veulent avoir un chalet et une salle, il doivent faire le choix entre le chalet ou la salle, et souvent, les chalets ne sont pas faits pour des groupes de 20, 30, 40, 50, 60 personnes et plus, alors que nous, c’est notre spécialité, recevoir des groupes, autant des groupes d’amis que familiaux, de travail, sportifs.”
Se relever
Le directeur général se dit fier de la résilience de son équipe qui s’est retroussé les manches au lendemain de l’incendie il y a presque trois ans.
“J’ai une très grande fierté que l’organisme a continué à fonctionner après l’incendie. Ce n’était pas un mince défi. Dès le lendemain, toute l’équipe était au rendez-vous et on s’est dit: comment on accommode les gens qui devaient loger dans l’auberge, autant dans les camps de vacances familiaux de semaine que les clients de location la fin de semaine, comment ne pas annuler les activités? L’équipe s’est extrêmement bien débrouillée et à part le fait qu’on ne pouvait pas faire coucher des gens dans l’auberge, le reste des activités ont non seulement continué, mais elles ont continué à grandir.”
Une des missions de Plein Air Ville-Joie est de favoriser l’accès à des familles à faible revenu.
“Le but, c’est de rendre le site abordable pour tous les jeunes. Les familles qui ont moins de moyens, il ne faut pas qu’elles soient pénalisées. Ça s’est souvent traduit par nos camps de vacances familiaux. On donne des gros rabais selon le revenu. Je veux que de plus en plus ces rabais-là existent dans tous les différents services. On est en train de réfléchir à des idées pour rendre ça encore plus abordable, même la location de salles et de chalets. Les gens méritent une belle fin de semaine dans un beau site, mais partout ailleurs, il n’auraient pas les moyens.”
Les visiteurs payent un coût d’entrée de 5 $ par adulte et 3 $ par enfant qui donne accès à tout le site, la plage, la piscine, l’hébertisme et le labyrinthe Mercier 40. Les samedis et dimanches de l’été, il est aussi possible de profiter du prêt gratuit d’équipement grâce au programme Circonflexe prêt-pour-bouger.
“Un préposé fait le prêt gratuitement de soucoupes flottantes pour les enfants, de planches à pagaies et de planches à pagaies géantes où on peut être six adultes en même temps.”
Les réservations ont repris de plus belle. M. Labrecque glisse qu’il reste encore quelques disponibilités même pour le mois de juillet.
