«Nous avons été choqués et déçus»
L’élimination progressive du crédit d’impôt de 15% inquiète particulièrement le Fonds de solidarité FTQ.
«Lors de l’annonce de M. Flaherty, nous avons été choqués et déçus. Nous nous sommes immédiatement levés afin de nous mobiliser contre cette réduction de 5% par année jusqu’en 2017», a affirmé le premier vice-président développement corporatif et investissements du Fonds de solidarité FTQ, Gaétan Morin.
Les entreprises régionales sont du même avis, elles qui ont bénéficié de l’aide du Fonds afin de se développer dans leur milieu. «C’est un outil de développement économique important pour les entreprises régionales, Harper devra réviser sa décision», mentionne le président Centre local de développement de Bécancour (CLD), Jean-Guy Paré.
«La Mauricie n’a pas les moyens de perdre ces fonds-là. Ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité», ajoute Gaétan Morin.
19 000 emplois
Avec son réseau de fonds régionaux et locaux, le Fonds de solidarité FTQ a notamment permis de créer ou de maintenir plus de 19 000 emplois en Mauricie et au Centre-du-Québec, plaide M. Morin.
Par exemple, GDG Environnement, entreprise spécialisée dans le contrôle biologique des insectes piqueurs, a obtenu un investissement dans le cadre de son plan de relève.
«Nous desservons aujourd’hui 65 municipalités, et nous espérons même aller jusqu’en Ontario», souligne la présidente et chef du Groupe G.D.G. Environnement, Isabelle Martin.
Le Fonds de solidarité FTQ ne fait pas seulement préserver des emplois, il aide aussi des entreprises comme la Kruger Wayagamack à s’équiper avec des installations à la fine pointe de la technologie.
«En 2001, le Fonds nous a aidés à installer l’une des machines à papier des plus moderne en Amérique du Nord. Avec cet investissement, nous avons réussi à sauver 350 emplois», s’exclame le directeur d’usine de Kruger Wayagamack, Pierre Dallaire.
«Le Fonds joue un grand rôle pour stimuler l’épargne et l’investissement au Québec», affirme M. Morin. «À toutes les fois qu’une chose fonctionne, ils veulent l’abolir», explique M. Paré en citant une histoire de Winston Churchill.
Le Fonds solidarité FTQ désire donc que le gouvernement révise sa décision quant à l’élimination progressive du crédit d’impôt qui débutera le 1er mars 2015. Depuis 30 ans, il possède un actif net de 8,8 milliards et a créé et maintenus plus de 500 000 emplois.
«C’est une source de capital et un véhicule d’épargne important pour toutes les entreprises et leurs employés au Québec», ajoute Gaétan Morin.
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