MTR Performance tire son épingle du jeu

Fondée il y a un peu plus de deux ans, l’entreprise MTR Performance s’est rapidement taillé une place dans le domaine de l’entretien et la réparation de véhicules de sport motorisés à Trois-Rivières. Son fondateur, Jason Blouin, mise sur une approche axée sur le service convivial et la rapidité d’exécution. Il relate la croissance rapide de l’entreprise, qui assure aujourd’hui l’entretien des véhicules pour les services de police et de pompier de la Ville.

Par Émile Héroux / eheroux@icimedias.ca

MTR Performance a commencé modestement dans le garage de Jason Blouin. Monteur de ligne de formation, il faisait seul l’entretien de véhicules à son compte, le soir et les fins de semaine.

Partie d’un projet porté par la passion, l’entreprise a dû changer de local deux fois, compte aujourd’hui six employés et reçoit une clientèle de partout au Québec.

« Le but, c’est de donner un bon service. Moi, dire non, j’ai bien de la misère avec ça », résume le propriétaire.

À l’origine, Jason Blouin se concentrait sur l’entretien de motomarines. Avec l’expansion, le mandat de MTR Performance s’est élargi et l’équipe s’occupe aujourd’hui de motoneiges, de VTT et de côte-à-côte.

C’est notamment cette polyvalence qui a attiré la confiance des services de police et de pompiers de la Ville de Trois-Rivières, qui confient l’entretien de leurs véhicules récréatifs chez MTR Performance.

« Quand la ville nous appelle, j’essaie tout le temps de les prendre le plus rapidement possible, parce que ça reste des véhicules d’urgence », souligne Jason Blouin.

« Les quatre-roues du service de police, ils vont faire de la patrouille, ils vont sortir plus souvent. Mais, les motoneiges des pompiers, elles sortent plus rarement. Il faut que la machine soit fonctionnelle à sa pleine puissance. C’est vraiment un entretien rigoureux de ce côté-là. »

L’hiver, MTR Performance reçoit et s’occupe d’une quarantaine de motoneiges en moyenne par semaine. Avec la fermeture des sentiers, l’équipe connaît enfin un léger ralentissement. Déjà, les employés s’affairent à l’entretien de véhicules d’été, en prévision de leur prochaine haute saison, l’été.

« C’est des machines qui ne fonctionnent pas longtemps, mais quand ça marche, c’est tout le temps à plein régime. C’est ça, le récréatif : c’est du fun, c’est de la performance, la plupart du temps. Les clients viennent pour l’entretien, ou ils viennent quand le véhicule est brisé », explique Jason Blouin.

Service « familial »

Entreprise familiale depuis ses débuts, MTR Performance tire son épingle du jeu dans un domaine dominé par de grands centres de vente et d’entretien. Jason Blouin estime que son atelier se démarque par sa proximité avec la clientèle et la rapidité de son service.

Le service « familial », comme le décrit Jason Blouin, repose notamment sur une communication directe avec les clients.

« C’est toujours dans la manière que tu vas offrir le service. On prend le temps de parler au monde », indique le propriétaire.

« Le côté ordinateur, j’ai bien de la misère avec ça », ajoute-t-il.

Jason Blouin insiste sur le fait que la satisfaction du client demeure au cœur de ses priorités, même si cela implique parfois de revoir un travail. Cette approche a mené l’entreprise à avoir des clients dans l’ensemble de la province, qu’il explique par le bouche-à-oreille des réseaux sociaux et la fidélité de sa clientèle.

L’entreprise garde également un ancrage dans la communauté par son implication dans le monde du snocross. MTR Performance commandite une équipe de deux coureurs, en contribuant notamment à l’entretien des machines.

Une « tape dans le dos » inattendue

MTR Performance est également finaliste dans la catégorie « Nouvelle entreprise » du Gala Edis, une reconnaissance inattendue pour Jason Blouin.

« Je ne suis pas quelqu’un qui recherche ces grosses choses-là », indique-t-il. « J’aime ça qu’on ait pu se tailler une place comme nouvelle entreprise. C’est vraiment rare qu’on ait des tapes dans le dos, ça permet d’avoir un recul sur ce qu’on a bâti. »

« Une reconnaissance, ça fait du bien. Surtout en start-up dans un monde de géants, quand tu déplaces de l’air, tu déranges. Il y a des semaines où je ne dors pas, j’ai la mine basse. Je veux tout vendre, je veux m’en aller. Ça fait partie de la vie d’entrepreneur », ajoute-t-il.

Pour Jason Blouin, devenir « trop gros trop vite » amène son lot de défis. Après l’expansion des locaux et de l’équipe, MTR Performance mise sur une restructuration pour centraliser l’information et ainsi mieux suivre les dossiers clients, sans perdre le contact humain qui définit l’entreprise.