L’Univers de Samaya: pour prendre le temps de se reconnecter à soi

De retour en Mauricie après avoir habité Bali pendant quelques années, Vanessa Brisson a créé un espace qui lui ressemble, un espace de reconnexion avec soi-même qui, croit-elle, pourra interpeller même les plus sceptiques.

C’est dans une douce odeur d’encens et entouré de produits d’artisanat sélectionnés avec minutie que l’on est invité dans l’Univers de Samaya, que ce soit pour bouquiner, prendre un café ou une tisane, discuter, ou encore profiter des nombreux services offerts dans cet espace ancré au centre-ville depuis l’été dernier : tarot intuitif et canalisation, soins énergétiques, massothérapie, rituels d’encrage, kinésithérapie, programmation et déprogrammation biologique. “Pour moi, c’était vraiment important que les gens puissent venir se déposer, prendre le temps, même s’ils n’achètent pas”, explique Vanessa.

Samaya, ou Vanessa Brisson, a suivi une formation en thérapie alternative il y a environ cinq ans dans le but d’aider les gens le plus naturellement possible. “L’idée, c’est d’aller déprogrammer les malaises et les maladies pour les éliminer, lorsque possible, explique-t-elle. La déprogrammation biologique, aussi connue sous le nom de biologie totale, soutient le principe que les émotions que l’on ressent, positives ou négatives, et qu’on ne laisse pas sortir, créent les malaises et les maladies.

Vanessa apporte son expertise à sa boutique avec la déprogrammation biologique, la lecture de tarot et les soins énergétiques, mais de nombreux collaborateurs amènent également leurs propres techniques et leurs propres énergies. “On ne fonctionne pas tous de la même façon, alors c’est le fun de voir la diversité dans tout ça”, croit Vanessa.

Certains de ces services sont uniques dans la région, comme les rituels d’encrage de sa collaboratrice Marjorie. “C’est un beau processus qui dure environ une semaine pendant lequel on prend conscience de ce qu’on libère, de ce qu’on veut ancrer en nous, de ce qu’on veut ressentir quand on voit le tatouage. C’est quelque chose qui n’existe pas beaucoup. Dans la région, la seule qui fait ça, c’est Marjorie”, explique Vanessa. Le processus est conçu pour ancrer une intention, un souvenir, un rituel de passage ou une énergie dans le corps de la personne. 

Plusieurs événements reviendront également de manière périodique. Par exemple, tous les jours de pleine lune seront des journées à don volontaire en échange de 15 minutes de soin, comme la lecture du tarot ou la création de petites cartes du ciel d’une collaboratrice, par exemple. “Je fais ça pour aider les gens qui ne sont pas capables d’avoir accès à des services. Ça leur fait du bien!”, explique Vanessa.

(Photo Stéphanie Paradis)

La quête de la spiritualité

Très jeune, Vanessa Brisson a découvert qu’elle avait de grandes capacités, dont celle de communiquer avec des entités. “Au début de l’adolescence, j’ai vu des choses que je n’étais pas prête à voir, j’ai eu très peur, alors que je suis fermée à tout ça”, révèle-t-elle. Ce n’est qu’il y a 12 ans, lors qu’elle a eu son premier enfant de quatre, que ses capacités lui sont revenues comme un coup de poing en plein visage.

Puis, lorsqu’elle a rencontré son conjoint actuel, très ouvert spirituellement, ils ont décidé d’aller vivre à Bali pendant deux ans. “On vivait complètement dans le monde spirituel là-bas. Tous les matins, c’était nos petites offrandes partout dans la maison. Je tenais à le faire moi-même. Les gens de la place trouvaient ça vraiment cool!”, raconte-t-elle. À Bali, elle a appris à ralentir et elle se fait un point d’honneur d’amener ça ici. Elle raconte que là-bas, il y a même une célébration appelée le Jour du silence durant lequel tous les réseaux de l’ile sont fermés. Même les aéroports sont fermés cette journée-là!

À leur retour, la petite famille s’est installée à Saint-Élie-de-Caxton. Vanessa a essayé de travailler en ligne, mais elle s’est rendu compte que la proximité avec les gens lui manquait énormément. C’est en participant à des marchés spécialisés qu’elle a compris du genre d’endroit dont elle avait besoin. Un endroit pour se ressourcer et s’exprimer librement, hors de tout jugement.

D’ailleurs, depuis l’ouverture de l’Univers de Samaya, Vanessa est surprise de l’ouverture des gens et que beaucoup entrent par curiosité. “Qui n’a pas besoin de massothérapie? Qui n’a pas de bobo? Personne! Tout le monde a besoin de ce qu’on offre!”, assure Vanessa Brisson.