Lettreurs de génération en génération

L’entrepreneuriat a toujours fait partie de leur vie. Enfants, leur terrain de jeux, c’était l’usine de leur père, située dans la cour arrière de la maison familiale. Ils ont grandi en se taillant chacun une place au sein de l’entreprise. Et maintenant, Nathalie, Yves et Stéphane Bellerive sont à leur tour propriétaires des Enseignes FX Boisvert.

Dans le paysage trifluvien depuis plus de 70 ans, le commerce a été fondé par François-Xavier Boisvert en 1950. À l’époque, il était situé sur la rue Gervais. «FX, c’était notre grand-père maternel. Dans le temps, il ne disposait pas des technologies qu’on a aujourd’hui. Il faisait tout à la main, avec un pinceau et de la peinture, raconte Nathalie. Il faisait du lettrage de véhicule et des peintures dans les églises, sur les plafonds.»

Quelques années plus tard, son gendre, Serge Bellerive, s’est joint à M. Boisvert pour apprendre le métier de lettreur. «Notre père a pris la relève en 1970 et a déménagé l’entreprise sur la rue Pelletier, précise Nathalie. Il a commencé à faire de la fabrication et de la réparation d’enseignes. Petit à petit, le commerce a grossi et il a dû déménager l’entreprise. Il est arrivé ici, sur la rue McDougall, en 1986.»

Les agrandissements se sont enchaînés, tout comme les contrats. «L’entreprise est passée de trois employés à vingt-deux au fil des ans, souligne Yves. On a été témoin de toute l’évolution du commerce. On y a pris part pendant plusieurs années. J’ai commencé vers l’âge de 15 ans à travailler aux côtés de notre père. Puis, Stéphane s’est joint à l’équipe et Nathalie est arrivée par la suite.»

Propriétaire depuis 2014, le trio a réalisé plusieurs contrats au Québec et au Canada. À Trois-Rivières, l’équipe des Enseignes FX Boisvert a produit et installé des enseignes pour le Stade Quillorama et le Carrefour Trois-Rivières-Ouest, pour ne nommer que ceux-là. L’entreprise a également fait le design et le lettrage des voitures de course des frères Dumoulin.

«Déjà, à la base, on a l’esprit familial. C’était naturel pour nous de faire ça ensemble, en famille, soutient Stéphane. On a chacun nos départements à gérer. On est très complémentaire. Nathalie est à l’administration, Yves à l’estimation et sur le lettrage et moi à la production en atelier et sur la route pour l’installation.»

Tirer profit de la pandémie

Dans leur carrière, ils ont relevé plusieurs défis. Faire face à la pandémie en fait définitivement partie. «On s’est relevé les manches et on a été proactif, mentionne Nathalie. On n’avait pas le choix. On ne pouvait pas rester les bras croisés en attendant que ça passe.»

«Quand la pandémie est arrivée, on a décidé de se lancer dans la fabrication d’équipements de protection comme des panneaux de plastique, renchérit Stéphane. On a fait plusieurs bureaux de dentistes, opticiens, médecins, etc. On a profité de l’occasion pour ajouter une corde à notre arc.»

Grâce à cette décision, l’entreprise a su tirer son épingle du jeu. «Grâce à cette décision, les affaires vont bien. On a un à deux véhicules à lettrer par jour. On a aussi des contrats de signés jusqu’en mai pour l’installation d’enseignes», conclut Yves.

Installation des anneaux olympiques

L’entreprise trifluvienne a installé, en juin 2015, les anneaux olympiques au sommet des bureaux du Comité olympique canadien, à Montréal. Six employés de chez FX Boisvert ont participé à l’installation de ce symbole reconnu internationalement. Il s’agit d’un des plus gros contrats de l’entreprise jusqu’à présent.