“Les leçons de Francine” pour prévenir la fraude
La fraude continue de faire de nombreuses victimes chaque année, particulièrement chez les aînées. Ce fut le cas pour Francine, citoyenne de Trois-Rivières, femme vive et allumée. Elle a été victime d’un stratagème frauduleux qui a laissé en elle un profond sentiment de honte, mais elle a décidé de faire la différence. Ce matin, elle était au lancement officiel du dépliant “Les leçons de Francine”.
Ciblées en raison de leur vulnérabilité présumée, les personnes âgées sont souvent prises dans des stratagèmes sournois qui laissent des marques bien au-delà des pertes financières. Le tout nouvel outil de prévention a été créé à l’image de Francine, lui qui offre de nombreux conseils de prévention. Rappelons que la Trifluvienne a été victime d’une fraude par téléphone, dans les derniers mois. La personne, à l’autre bout du téléphone, a utilisé une voix trafiquée, identique à celle de sa petite-fille.
“C’est vraiment ma petite fille qui me demandait de lui venir en aide puisqu’elle avait fait un accident de voiture, entrant en collision avec une autre voiture, occupée par une femme enceinte. Elle était accusée de conduite dangereuse, alors elle m’a mis en contact avec un faux avocat”, a-t-elle raconté.
“C’est certain que ce n’est pas facile de vivre avec cette honte dans les débuts, mais mon désir de parler pour protéger le plus de gens possible était plus fort que la honte que je ressentais, ajoute-t-elle. Aujourd’hui, on lance un dépliant et on peut en être fier, si ça peut aider les gens. On y retrouve de beaux témoignages, selon la fraude vécue, pour bien expliquer aux gens. Tant qu’on aura besoin de moi, je vais continuer d’aider.”
Depuis le Jour 1, Francine a choisi de transformer son expérience en un message de prévention. Après avoir accompagné les policiers dans plusieurs conférences publiques, elle a récemment enregistré un vidéo-témoignage pour raconter son histoire, dans l’espoir de prévenir d’autres crimes et d’encourager les victimes à porter plainte sans crainte.
Malgré le passage du temps, les traces émotionnelles demeurent. “C’est ce qui est le plus difficile, témoigne-t-elle. La honte s’est estompée avec le temps, parce que l’on comprend mieux. Ce qui le plus difficile, c’est les émotions que j’ai vécues pendant ces heures-là, pour ma petite fille dans le besoin. Ma famille m’a grandement aidé là-dedans et c’est en partie grâce à eux que j’ai le courage de faire de la sensibilisation.”
” Aujourd’hui, ça va mieux et je vais continuer de véhiculer mon message. Je conseille aux familles de se trouver un mot de code pour bien vérifier que la personne au bout du fil est la bonne. Je conseille aussi aux victimes de dénoncer, par que dénoncer est le début d’une guérison”, conclut-elle.
