Le Salon de l’emploi Trois-Rivières-Bécancour s’adapte aux réalités du marché de l’emploi
Pour sa 14e édition, le Salon de l’emploi Trois-Rivières-Bécancour s’attend à accueillir plus de 3000 visiteurs qui viendront rencontrer plus d’une centaine d’employeurs dont Marmen, Kruger, Excelpro et le CIUSSS-MCQ. Plus de 1500 offres d’emploi y seront affichées.
Le contexte du marché de l’emploi est en constante évolution. Le taux de chômage élevé qui prévalait à la création du salon a graduellement fait place à une pénurie de main-d’œuvre.
“L’enjeu de la main-d’œuvre demeure bien réel tant pour les nouvelles entreprises que pour celles déjà bien implantées chez nous, constate le maire de Bécancour, Pascal Blondin. Pour maintenir leur croissance et poursuivre leur développement, nos entreprises ont besoin de nouvelles compétences, de nouveaux talents et de personnes prêtes à s’engager dans des projets stimulants.”
“Il manque de main-d’œuvre dans des créneaux de travail, renchérit le maire de Trois-Rivières, Jean-François Aubin. Pour avoir rencontré différentes entreprises, pour avoir discuté avec les gens de la Chambre de commerce, il y a des entreprises qui sont prêtes à développer, à agrandir leur installation, à prendre leur envol de plus, mais qu’est-ce qu’il manque? La main-d’œuvre. Il faut vraiment qu’on puisse répondre à ce besoin-là pour permettre le développement économique de nos territoires.”
Les deux maires ont souligné la collaboration des deux villes dans la présentation commune du Salon de l’emploi depuis de nombreuses années.
“Ça fait maintenant 11 ans que la ville de Bécancour participe au Salon de l’emploi conjointement avec Trois-Rivières, note M. Blondin. Bécancour se distingue comme un territoire où la vitalité économique et l’innovation vont de pair. Nos régions peuvent compter sur une diversité d’entreprises dynamiques issues de secteurs variés contribuant chaque jour à la force et à la résilience de notre économie locale.”
“On doit collaborer sur des projets concrets, se donner la main pour en faire un succès, ajoute M. Aubin. On ne fait pas deux salons de l’emploi, on en fait un. Un qu’on fait ensemble. Nos deux villes gagnent à travailler ensemble.”
Le maire de Bécancour a parlé de l’importance de l’attractivité de la main-d’œuvre dans la région.
“Souvent, la recherche d’emploi est directement liée à la qualité de vie disponible autour, que ce soit avec la disponibilité à se loger, les attraits culturels, sportifs, les activités familiales, par exemple. Le Salon de l’emploi est une belle opportunité pour les villes de Bécancour et Trois-Rivières de démontrer qu’elles sont en mesure d’obtenir cet environnement et ce milieu de vie tant recherché.”
Quant au maire de Trois-Rivières, il a abordé le point de la mobilité professionnelle de la main-d’œuvre qui ne passe plus toute sa vie chez un seul et même employeur.
“On a parfois tendance à penser, quand on parle de salon de l’emploi, qu’on parle strictement de gens qui n’ont pas d’emploi. Ça dépasse nettement ça. Des gens évaluent qu’à un moment donné, ils ont fait un bout de chemin dans un type d’emploi et ils veulent se relancer ailleurs sur un autre type d’emploi. C’est une belle occasion d’aller explorer très concrètement en rencontrant des employeurs de différents domaines pour faire un changement au niveau professionnel. C’est en discutant avec un employeur qu’on se dit: je ne serais peut-être pas venu là, mais après avoir discuté avec eux, ça me rejoint.”
Manque de travailleurs dans certains secteurs
La croissance économique serait quelque peu freinée par la pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs, retardant des projets d’expansion pour des entreprises.
“Il y a de la création d’emplois qui ne se fait pas, liée entre autres à un manque de main-d’œuvre, explique M. Aubin. Des entreprises sont prêtes à investir parce qu’elles ont des carnets de commandes remplis. Ce n’est pas tous les secteurs, bien entendu. Il y a des secteurs plus fragiles avec tout ce qui se passe aux États-Unis, mais des secteurs sont en pleine croissance mais manquent de main-d’œuvre. Nos régions sont en augmentation au niveau de la population et on est capable d’en absorber encore davantage.”
Trois-Rivières pourrait se positionner avantageusement dans le secteur de la défense, notamment, qui est appelé à une croissance.
“Je pense que c’est possible, mais un exemple comme Marmen, c’en est un. J’ai rencontré des entreprises en aéronautique, c’est la même chose. Il y a possibilité de création d’emplois d’une façon substantielle mais il faut permettre cette rencontre-là entre les gens et les entreprises pour pouvoir aller de l’avant.”
Le maire de Trois-Rivières a rappelé le succès remporté au début des années 2010 par l’ancêtre du Salon de l’emploi .
“On était en période de grand chômage. Je travaillais dans le secteur de la revitalisation de quartier et on avait organisé la Fête de l’emploi et de la formation. On avait fait ça dans l’ancienne Wabasso à Trois-Rivières et 3000 personnes étaient venues. On avait été débordé par le succès. Une année ou deux après, IDÉ Trois-Rivières a repris le flambeau. Ça demandait de monter de niveau en terme professionnel.”
Le 14e Salon de l’emploi Trois-Rivières-Bécancour se tient le mercredi 25 février de 11 h à 19 h à la bâtisse industrielle de Trois-Rivières. Les visiteurs et visiteuses auront l’opportunité de faire faire leur curriculum vitae sur place. Des zones d’entrevue sont prévues pour des discussions spontanées avec un employeur potentiel. Des 115 exposants prévus sur place, plus de 90 ont déjà confirmé leur présence.
