La Ville veut acheter deux terrains pour la construction de logements sociaux

La Ville de Trois-Rivières souhaite acheter deux terrains vacants situés à proximité de la rue Vincent-Bélanger dans le but d’y développer du logement social. Le conseil municipal a entériné une promesse d’achat lors d’une séance extraordinaire du conseil le 30 juin.

Ces terrains appartiennent actuellement à Anthony Thériault-Marghem, fondateur et directeur général de LÜDIQ, l’organisme à but non lucratif qui souhaite construire des logements abordables dédiés aux familles dans le secteur. 

« Dans les projets de développement de logements sociaux, ce qu’on nous demande souvent en contribution à la Ville, c’est de fournir un terrain. On n’avait plus ce type de terrain dans notre banque de terrains. Il nous en reste quelques-uns, mais pas de la grandeur nécessaire pour de plus gros projets, et on voulait être capable de pouvoir dire oui rapidement si un projet intéressant nous est proposé et qu’il est accepté », explique le maire de Trois-Rivières, Jean-François Aubin. 

L’achat par la Ville de ces deux terrains ne vient pas compromettre le projet de LÜDIQ, assure le maire.

« Ils ont été ralentis parce qu’ils sont dans l’attente d’une réponse pour leur toute dernière demande de financement qui a été déposée à Maisons Canada. Ça devrait être confirmé bientôt, mais ce n’est pas encore annoncé. Il ne peut donc pas débuter sa construction tant que le financement n’est pas totalement attaché. Il a également un autre terrain tout près qui était tout aussi intéressant et où il avait prévu faire le projet au départ. Ça ne change rien pour lui de faire la construction sur l’autre terrain et nous, ça nous donnait la possibilité d’avoir deux terrains adéquats pour faire du logement social », affirme M. Aubin.

Le prix de vente des deux terrains pourrait varier entre 4 518 000$ et 5 012 352$. La Ville de Trois-Rivières compte utilise des montants du règlement d’emprunt pour l’acquisition de terrains et du fonds pour le développement du logement social pour acheter les deux terrains, qui pourraient accueillir deux projets distincts. 

L’avantage pour la Ville de procéder à l’achat de ces terrains en particulier, c’est qu’ils sont prêt à bâtir. 

La Ville de Trois-Rivières ne cache pas son intérêt à accueillir un deuxième bâtiment Unitaînés sur son territoire. Rappelons qu’un premier immeuble de 97 logements sociaux destinés aux personnes de 65 ans et plus est en construction sur la rue Marie-Le Galo, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Le bâtiment devrait être prêt à l’hiver 2027. 

« On a levé la main pour un autre projet Unitaînés. On n’a pas de réponse encore. Si c’est ça, ce sera ça. Si c’est un autre projet de logement social, ce sera un autre projet. Ce qui est certain, c’est qu’il y a un besoin de logements sociaux et on veut faire un bout de chemin dès cette année », précise le maire en mentionnant que « différents projets sont en démarche ».

« On est moins dans le problème de dire qu’il n’y a plus suffisamment de logements. Par contre, le problème, c’est d’avoir du logement accessible financièrement. Quand vous avez des revenus moins élevés, vous êtes dans une situation un peu plus compliquée, car il n’y a pas tant de logements sociaux ou abordables pour leur situation financière », ajoute-t-il.