La navette fluviale interrives reprend du service

Les activités de la navette fluviale entre Trois-Rivières et Bécancour ont repris le week-end dernier. L’engouement de la population est indéniable comme le démontrent les statistiques de fréquentation de l’an dernier avec plus de 15 000 transports effectués, dont 2400 cyclistes, des résultats nettement plus élevés que lors des éditions de 2015 à 2019.

Cette fin de semaine seulement, 1246 passagers sont montés à bord de la navette dont 189 avec leurs vélos, ce qui n’entraîne pas de frais additionnels. Chaque passage ne coûte que 5 $ mais demeure gratuit pour les 12 ans et moins.

“Je pense que c’est intéressant pour nos deux villes d’avoir un lien comme celui-là qui nous permet de venir se promener à Trois-Rivières ou encore du côté de Bécancour profiter des attraits qu’on offre”, souligne le maire de Bécancour, Pascal Blondin.

Des départs sont effectués tous les week-ends à chaque heure des deux côtés du fleuve dès 10 h à Trois-Rivières et dès 10 h 30 à Bécancour, jusqu’en fin de soirée le samedi et jusqu’en fin d’après-midi le dimanche.

Le succès de la navette fluviale repose sur la collaboration de nombreux partenaires dont Desjardins, Tourisme Mauricie, Tourisme Centre-du-Québec, le Port de Trois-Rivières, la MRC de Bécancour et Innovation et Développement économique Trois-Rivières. Le gouvernement du Québec contribue à hauteur de 300 000 $.

“C’est une façon aussi de vivre le fleuve d’une façon différente, remarque le député de Trois-Rivières, ministre du Travail et ministre responsables des Relations canadiennes, Jean Boulet. Ça va permettre aussi de perpétuer le rayonnement touristique et économique. Il y a un panorama exceptionnel, tant d’un côté que de l’autre.”

Le maire de Trois-Rivières rappelle le côté maritime des deux villes, un aspect qu’on a tendance à oublier.

“On a un magnifique fleuve, fait remarquer le maire de Trois-Rivières, Jean-François Aubin. On peut dire que c’est quelque chose qui nous sépare, la rive sud et la rive nord, mais on peut dire que c’est quelque chose qui nous unit, qui fait qu’on travaille ensemble, qui fait qu’on partage quelque chose.”

“C’est quelque chose qu’on a des fois peut-être un peu perdu de vue. On est tellement habitué de vivre près de l’eau, de vivre près du fleuve, que ça va de soi. Il y a des tonnes de villes qui n’ont pas cette chance-là d’être sur le bord de l’eau, d’être une ville maritime. Et c’est ça que nos deux villes soulignent aussi avec cette navette-là.”

Les activités de la navette fluviale se poursuivent jusqu’au 6 septembre.