La CAQ complète son équipe de candidats en Mauricie
La première ministre sortante Christine Fréchette, candidate pour la CAQ dans Trois-Rivières, a présenté ceux et celles qui porteront les couleurs du partis dans les autres circonscriptions de la région.
Après avoir annoncé en mars ne pas avoir l’intention de solliciter un troisième mandat, le député de Maskinongé, Simon Allaire, a confirmé qu’il sera finalement sur les rangs pour l’élection du 5 octobre.
L’ancien journaliste Guy Veillette, qui dirige le bureau de comté de Marie-Louise Tardif depuis six ans, tentera de succéder à la députée sortante de Laviolette-Saint-Maurice.
Marie-Ève Myrand vient de quitter ses fonctions de directrice de l’Association des microbrasseries du Québec pour se porter candidate pour la CAQ dans Champlain.
La cheffe de la CAQ révèle que son parti a recruté beaucoup de femmes pour l’élection à venir.
« On a une majorité de femmes parmi nos candidats, glisse-t-elle. Ce n’est pas arrivé souvent au Québec et j’en suis très fière. »
Maskinongé
Il est rare qu’un député qui a annoncé son départ doive se raviser. C’est le cas de Simon Allaire, que la nouvelle première ministre Christine Fréchette a convaincu de rester.
« Quand j’ai pris ma décision, on était en pleine course (à la chefferie). En politique, prendre le temps de connaître quelqu’un de façon plus particulière, ça prend des opportunités. Et la réalité, c’est qu’on ne l’avait pas vraiment eu ensemble encore. Force est d’admettre que depuis que tu es arrivé en poste, c’est impressionnant, la cadence, le rythme, ce que tu souhaites faire avec le Québec. C’est l’un des premiers éléments qui a joué dans ma tête. »
« L’autre élément qui a tout changé, c’est un appel de 45 ou 50 minutes où on a échangé sur nos visions respectives du Québec, ce que tu souhaitais mettre en place pour améliorer le mieux-être et le mieux-vivre de tout le monde. On a eu une discussion sur l’économie, les tarifs, sur le secteur agricole. Tout ça pour dire que c’est une décision très humaine. Prendre le temps de se parler, ça a fait toute la différence. »
Appuyé par sa conjointe et ses enfants, Simon Allaire ressent également le soutien de la communauté.
« Vous m’avez donné tellement d’amour quand j’ai annoncé que je m’en allais, et là, le fait que j’annonce que je revienne, vous êtes hyper nombreux de tous les secteurs, ça me touche du fond du cœur, vous n’avez pas idée à quel point. Ça me dit que j’ai pris la bonne décision. »
« Tu as eu un apport dans le caucus qui a été considérable et tu as porté des enjeux qui étaient de grande importance pour les citoyens, a souligné Christine Fréchette. Je pense, par exemple, à tout ce qui a trait à la pyrrhotite. Je sais que tu t’es investi aussi pour l’espace Boulodrome à Louiseville. Également, tu as travaillé sur l’aire protégée à Saint-Mathieu-du-Parc. Ça aussi, c’est une réalisation d’importance dans la région. Et je suis particulièrement fière que tu poursuives avec nous sur cette belle route. La longue discussion qu’on a eue, ça m’a permis de mieux te découvrir, de connaître ce dont tu seras capable pour la suite des choses. »
Champlain
Pour tenter de succéder à Sonia LeBel dans Champlain, la CAQ place sa confiance en Marie-Ève Myrand.
« Elle a développé tout un vaste réseau de contacts et contribué à l’implantation de tout un écosystème, indique Mme Fréchette. C’est une gestionnaire expérimentée qui a consacré une grande partie de sa carrière à défendre les entrepreneurs, à faire connaître la réalité des entrepreneurs. Je peux vous affirmer qu’elle comprend très bien le milieu des affaires, la réalité des entreprises et l’importance de protéger des emplois et de créer des bons emplois pour la région. »
Mme Myrand a parlé de son lien avec Champlain.
» Ce n’est pas un endroit que je viens de découvrir. Mon conjoint est en affaires depuis presque 20 ans dans la circonscription. On y possède une résidence et je passe beaucoup de temps ici. Au fil des années, j’ai développé des relations, j’ai rencontré des gens, j’ai tissé des liens et j’ai surtout développé un véritable attachement à cette région. Au cours des dix dernières années à la direction de l’Association des microbrasseries du Québec, j’ai côtoyé des entrepreneurs de partout à travers la province. Mon rôle auprès d’eux a toujours été d’écouter pour bien comprendre leurs enjeux, de mobiliser les bonnes personnes pour être capable de trouver une voie de passage et justement de passer à l’action pour être capable de faire avancer les dossiers. Donc écouter, comprendre, agir, ça c’est devenu ma façon de travailler. Donc effectivement, je n’ai jamais fait de politique active, mais de la politique citoyenne au sens de servir les gens, d’écouter leurs préoccupations, de défendre leurs intérêts, ça, j’en fais depuis longtemps et j’oserais même dire avec brio. »
Appelée à commenter les intentions de son parti par rapport au Projet Mauricie de TES Canada, Mme Fréchette est demeurée prudente.
« Je suis bien consciente, et les candidats également le sont, de l’importance qu’a cet enjeu-là. Je sais que c’est une préoccupation. On a fait des rencontres au cours des derniers mois avec Sonia LeBel pour rencontrer des élus municipaux, des préfets, des dirigeants d’organisations. Ce que je constate, c’est que pour l’instant, l’acceptabilité sociale, elle n’est pas au rendez-vous. Je pense qu’il y a une démonstration à faire par l’entreprise que l’acceptabilité sociale sera là, et pour l’instant, je n’ai pas quelque chose qui m’a convaincue de la présence de ça. Prochainement, le BAPE se penchera notamment sur cette question d’acceptabilité sociale. Donc, on va surveiller avec grande attention les conclusions. »
