Investissement de 4 M$ pour de l’équipement de pointe au Pavillon Pellerin-Marmen de l’UQTR
L’UQTR procède à l’acquisition d’équipements de haute technologie de recherche de pointe pour une valeur de 4 M$ à son futur Pavillon de recherche Pellerin-Marmen sur les technologies vertes et durables au centre-ville de Trois-Rivières.
“La qualité de la recherche dans ce pavillon-là est déjà présente, indique le recteur de l’UQTR, Christian Blanchette. Quatre groupes seront touchés par la recherche qui s’installera ici en partie. Le groupe de recherche en biologie végétale, qui est une niche extraordinaire en développement avec parmi les meilleures chercheuses au Canada qui sont chez nous: l’Institut de recherche sur l’hydrogène, bien sûr, mais aussi l’Institut d’innovation en écomatériaux, écoproduits et écoénergies ainsi que le Centre de recherche sur les interactions bassins versants. Ce qu’on vise, entre autres, c’est de travailler sur les enjeux de société importants comme la sécurité alimentaire, la transition énergétique, la valorisation des ressources naturelles et la protection des milieux aquatiques.”
Les investissements annoncés vendredi permettront à l’UQTR d’acheter une trentaine de pièces d’équipement scientifiques de pointe.
“On aura, entre autres, des chambres de croissance qui permettront de tester différentes cultures et de mesurer l’impact des variations de lumière, de CO2, de température. Comment est-ce qu’on peut cultiver avec moins d’énergie au Québec, au Canada? C’est une question essentielle pour notre autonomie alimentaire. Aussi, un photobioréacteur qui a une capacité de 1250 litres pour réaliser des cultures de microalgues et les mettre à l’échelle industrielle. Notre groupe de recherche en biologie végétale crée des usines à molécules avec des algues et c’est une caractéristique unique au Canada. On pourra le mettre à l’échelle industrielle ici. Une extrudeuse permet de mener des travaux sur le recyclage des polymères post-consommation. Un spectromètre de masse permet d’identifier les polluants dans les contextes environnementaux pour la gestion efficace de l’énergie et ce qu’on appelle un simulateur HIL, un outil qui permet de modéliser et de contrôler l’usage de l’énergie en temps réel.”
Le montant investi par l’UQTR s’élève à environ 2,25 M$. Le soutien de Développement économique Canada pour les régions du Québec s’établit à 1,5 M$.
“Plusieurs projets de recherche qui vont se faire ici vont favoriser le partage des ressources intellectuelles et matérielles aux entreprises dans l’objectif d’accroître l’autonomie alimentaire et d’assurer la transition énergétique de façon réfléchie, souligne la députée fédérale de Trois-Rivières, Caroline Desrochers. L’UQTR a besoin d’appui pour soutenir son mandat de recherche et de transfert technologique. Elle doit disposer d’équipements à la fine pointe de la technologie pour faire émerger de nouvelles solutions pour les entreprises innovantes et actives dans le secteur de la recherche et du développement. Ainsi, la région de la Mauricie va être dotée d’un centre de recherche d’importance pour appuyer et favoriser le développement et l’utilisation des technologies vertes et durables par les PME.”
“Je pense que ce laboratoire-là va faire de Trois-Rivières un véritable pôle de savoir pluridisciplinaire, mentionne le député provincial de Trois-Rivières, ministre responsable de la région de la Mauricie et ministre du Travail, Jean Boulet. Je suis convaincu que ces nouveaux équipements de recherche, ça va nous permettre de faire de la recherche appliquée. On n’est pas que dans le théorique. On fait des choses qui vont donner des résultats, qui vont nous permettre de continuer notre engagement collectif vers une meilleure prospérité économique et un progrès social par le biais de nouvelles technologies de pointe pour une économie québécoise qui est plus prospère et qui est plus verte.”
Le Fonds Innovation Banque nationale de la Fondation de l’UQTR contribue à hauteur de 253 375 $.
“L’annonce de ce matin est un exemple parfait de l’esprit qui anime l’équipe de la Fondation de l’UQTR au quotidien, explique la présidente-directrice générale de la Fondation de l’UQTR, Joëlle Gagné. Elle touche à l’essence même de notre raison d’être, soit de bâtir des ponts entre la générosité et le savoir au bénéfice des générations actuelles et futures. Notre communauté de recherche a besoin de ces équipements de pointe pour repousser les limites de la connaissance, pour explorer de nouvelles avenues, pour découvrir des solutions innovantes et durables et en assurer le transfert vers les entreprises et les milieux de travail.”
Le développement de la recherche à l’UQTR a permis à l’établissement d’augmenter son classement et le futur pavillon renforcera cet élan.
“L’UQTR est une université où la recherche est vraiment en croissance d’une manière importante depuis sept ans déjà, explique M. Blanchette. L’université, à sa fondation, était vue comme une université régionale de petite taille, principalement de premier cycle. L’hiver dernier, la firme Research Infosource, qui classe les universités à l’échelle canadienne, a changé la catégorie de l’UQTR. On est maintenant classé dans la même catégorie que Concordia, que l’UQAM, que Simon-Fraser, et c’est notre intensité de recherche et les programmes de troisième cycle qu’on a développés au fil des années qui a fait en sorte qu’on nous reconnaît maintenant comme une université à vocation intensive de recherche. Ce pavillon-là, il va contribuer encore à multiplier nos efforts et l’essor de l’UQTR, de Trois-Rivières et de la Mauricie.”
