Inauguration du pont commémoratif Sgte-Maureen-Breau : Pour que le sacrifice des policiers ne tombe jamais dans l’oubli
Le pont commémoratif Sergente-Maureen-Breau a été officiellement dévoilé jeudi après-midi à Trois-Rivières, première étape d’une initiative appelée à se poursuivre partout au Québec afin de rendre hommage aux policiers et policières décédés dans l’exercice de leurs fonctions. Le projet, porté par le Comité Devoir de mémoire – Québec en collaboration avec le gouvernement du Québec, vise à ce que ces femmes et ces hommes ne tombent jamais dans l’oubli.
Le vice-premier ministre et ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, a souligné que cette première désignation représente l’aboutissement d’un travail amorcé il y a plus de sept ans. ” Aujourd’hui, il y a deux sortes d’émotions qui nous habitent. D’un côté, nous commémorons une policière qui a fait le sacrifice ultime dans l’exercice de ses fonctions. De l’autre, nous sommes heureux de voir enfin aboutir ce projet du Devoir de mémoire, sur lequel nous travaillons depuis plus de sept ans. Ce premier pont commémoratif est un jalon important, mais ce n’est pas le dernier. D’autres suivront dans les prochaines semaines et les prochains mois. Nous avons voulu poser un geste concret pour que le sacrifice de ces policiers et policières demeure gravé dans notre mémoire collective”, a-t-il déclaré.

Ian Lafrenière, vice-premier ministre et ministre de la Sécurité intérieure, et Richard Gratton, Président fondateur du Comité Devoir de mémoire – Québec. (Photo Stéphanie Paradis)
Le ministre a également tenu à saluer le travail des policiers de la Sûreté du Québec dans le contexte des événements récents survenus en Mauricie. “Je ne peux pas me retrouver aux côtés de mes collègues de la Sûreté du Québec sans les remercier. Au nom des citoyens du Québec, je veux leur dire merci pour le travail exceptionnel accompli au cours des derniers jours. Je remercie également les médias d’avoir relayé l’information, ce qui a permis ultimement à un citoyen d’aviser les policiers. Quand les services policiers, les médias et les citoyens travaillent ensemble, on obtient des résultats. Aujourd’hui est une journée de commémoration, mais c’est aussi une occasion de reconnaître le professionnalisme et le dévouement de celles et ceux qui veillent chaque jour à notre sécurité.”
Président fondateur du Comité Devoir de mémoire – Québec, Richard Gratton a rappelé que l’initiative est née d’un désir d’accompagner les familles endeuillées et de préserver la mémoire des policiers morts en service. “On dit souvent qu’une personne qui meurt au service de l’État peut mourir deux fois : une première fois lorsqu’elle rend son dernier souffle, une seconde lorsqu’on oublie son sacrifice. Ce projet est précisément là pour empêcher ce deuxième oubli. Derrière chacun de ces noms, il y a des familles qui vivent encore avec cette perte, parfois des décennies plus tard. Grâce à cette initiative et à l’appui du gouvernement, leur proche sera désormais honoré de façon permanente dans sa communauté. C’est un geste de reconnaissance envers ces familles, mais aussi envers toute la grande famille policière.”
Selon M. Gratton, l’initiative poursuit trois objectifs : soutenir les proches des policiers décédés, rappeler aux policiers les risques inhérents à leur métier et sensibiliser les citoyens au sacrifice de ceux qui ont perdu la vie en protégeant la population.
“Le lieu choisi est toujours déterminé avec la famille. Nous voulons que cet hommage ait une véritable signification pour elle. En même temps, chaque policier ou policière qui passera devant cette affiche se rappellera les dangers auxquels il ou elle est exposé au quotidien et l’importance de demeurer prêt mentalement et physiquement. Enfin, c’est aussi un rappel pour les citoyens. Nous voulons que tout le monde sache que ces femmes et ces hommes sont tombés en servant la population et qu’ils ne seront jamais oubliés. C’est notre devoir de mémoire collectif, et nous continuerons d’accompagner les familles, à leur rythme, avec tout le respect qu’elles méritent.”
