Des travaux de 276 000$ à effectuer au Colisée Vidéotron
La Ville de Trois-Rivières doit réaliser des travaux de l’ordre de 276 706,88$ au Colisée Vidéotron. Ces travaux consisteront notamment à ajouter un abri pour les persiennes situées sur le toit du Colisée afin d’éviter des dépôts de neige.
Dès le deuxième hiver d’opération du Colisée Vidéotron, la Ville a réalisé que le bâtiment connaissait des problèmes de ventilation et que de l’eau rentrait par le toit. La neige rentrait par des persiennes, ce qui a contribué à bloquer les filtres à air, affectant du même coup le système de ventilation de l’infrastructure.
“Il n’y a pas eu de problème la première année, donc on se disait que tout allait bien. C’est par la suite que la situation est apparue. Ce qui avait été fait par l’entrepreneur a été réalisé dans les règles de l’art. Il y a des choses, parfois, qui sont difficiles à prévoir, même pour les ingénieurs, à savoir comment ça va se positionner, où souffle le vent au-dessus du Colisée. On évalue que c’était vraiment difficile à prévoir. L’entrepreneur a aussi fait un bout de chemin et a assumé une partie du crédit. Là, à un moment, on a évalué que c’était correct qu’on prenne le relais là-dessus, dans le sens où ce n’était pas quelque chose qui avait été mal fait par l’entrepreneur”, explique le maire de Trois-Rivières, Jean-François Aubin.
Le conseiller du district de Pointe-du-Lac, François Bélisle, déplore que le Colisée doive déjà faire l’objet de travaux importants. Il craint également de voir une situation du genre se reproduire avec le projet de construction d’un nouveau quartier général pour le Service de police de Trois-Rivières.
D’autant plus que le coût final est de près de 100 000$ au-dessus des estimés, certains éléments importants ayant été omis au moment de faire les estimés. La complexité des travaux a également été sous-estimée.
“On n’est jamais heureux quand il y a un édifice quasiment neuf sur lequel on doit remettre de l’argent, sauf qu’on a le choix. On peut ne rien faire et ça va finir par abîmer nos conduits de ventilation, ce qui fera en sorte de nous coûter encore plus cher, ou on corrige la situation une fois pour toutes et on s’arrange pour que ce soit réglé pour de nombreuses années. (…) Ce ne sont pas des travaux simples, surtout quand ça doit se faire en hauteur. Un abri doit être installé pour s’assurer que la neige ne rentre plus par les conduits. Il faut également modifier un peu le tuyau et cet espace”, commente le maire en précisant que l’enveloppe est comprise dans les coûts globaux du Colisée puisqu’il restait encore de l’argent inutilisé dans le règlement d’emprunt.
“On reste donc dans notre coût de 60 M$. On n’est pas dans un dépassement de coûts par rapport à ce qui avait été prévu, insiste-t-il. Mais on vient d’utiliser la dernière marge de manœuvre qui en est restée.”
L’octroi du contrat figure à l’ordre du jour de la séance publique de ce mardi 2 juin du conseil municipal de Trois-Rivières.
