Des logements destinés aux traumatisés crâniens bientôt à Trois-Rivières

AFFAIRES MUNICIPALES. Si tout va bien, une dizaine de logements sociaux destinés pour des personnes victimes d’un traumatisme crânien pourrait voir le jour sur les terrains du Centre d’hébergement Cooke à Trois-Rivières.

Le conseil municipal a avisé, ce soir, la Société d’habitation du Québec des intentions de la Ville d’accorder une subvention maximale de 127 000$ pour la construction de ces logements sociaux, via le programme AccèsLogis.

Ce projet était dans les cartons de la Ville depuis près de huit ans.

«Il y a certains critères à respecter. La contribution de la Ville serait de 10% dans ce projet. Le CHSLD Cooke cède les terrains. Il y aurait également un crédit de taxes foncières de 100% sur le nouvel édifice», explique le maire Yves Lévesque.

Ce nouvel édifice serait construit entre le CHSLD Cooke et le Centre Roland-Leclerc. Il s’agirait également des premiers logements du genre destinés à des victimes de traumatisme crânien en Mauricie.

Une demande de soutien a été effectuée auprès de la Fondation Martin Matte dont la mission est d’offrir une meilleure qualité de vie aux enfants et aux adultes vivant avec un traumatisme crânien ou une déficience physique notamment en leur procurant un chez-soi entièrement adapté.

Toutefois, sans son soutien financier, le projet tomberait à l’eau, affirme le conseiller municipal et président du comité de logement social et abordable, Jean-François Aubin.

«Ça passe ou ça casse. C’est un projet assez coûteux. Non seulement c’est un projet de logement social pour les victimes d’un traumatisme crânien, mais c’est aussi un projet qui demande de fournir des services. Ce n’est pas simple. On a déjà une collaboration avec le CIUSSS par rapport au terrain de l’hôpital Cooke, mais ça prend un montant supplémentaire de la Fondation Martin Matte», précise M. Aubin.

Le montant en question est toujours en négociation. On parle cependant d’un montant «substantiel».

«Si le délai est si long, c’est parce qu’il nous fallait d’abord l’autorisation pour le terrain, une contribution significative de la Fondation et que ceux qui travaillent sur le projet voient à déterminer qui devrait donner les services aux personnes qui vont habiter ces logements. Le montage financier qui inclut plusieurs partenaires a aussi pris du temps», indique-t-il.

Ce projet de logements pour personnes traumatisées crâniennes part d’un besoin soulevé par l’Association des traumatisés crâniaux-cérébraux Mauricie/Centre-du-Québec. C’est l’association qui a approché les Habitations populaires pour la réalisation de ce projet.

Ce sont ces derniers qui ont cogné à la porte de la Fondation Martin Matte.

«Tout n’est pas encore attaché. Ça a été long, mais on s’aligne pour que ce soit positif», affirme Jean-François Aubin.

Dans une vidéo diffusée récemment dans La Presse +, Martin Matte avait annoncé la venue prochaine d’un projet de la Fondation à Trois-Rivières.