Christine Fréchette lance sa campagne à Trois-Rivières

Une centaine de personnes se sont réunies samedi soir à Trois-Rivières pour l’ouverture du local électoral de Christine Fréchette, au troisième jour de la campagne électorale. Des partisans venus lui témoigner leur appui côtoyaient des candidats de la CAQ, des membres de son équipe de campagne, des bénévoles et des acteurs politiques de la Mauricie. Simon Jolin-Barrette, Ian Lafrenière, Jean Boulet, Marie-Louise Tardif et Donald Martel figuraient notamment parmi les personnes présentes, tout comme des proches de Mme Fréchette, dont d’anciens enseignants ainsi que ses parents.

De retour dans la ville où elle a grandi, la chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) a présenté l’ouverture de son local comme un moment symbolique. Elle a rappelé avoir grandi à Trois-Rivières et y avoir fréquenté l’école secondaire Chavigny, située à proximité du local électoral. Elle a assuré vouloir demeurer engagée dans la circonscription de Trois-Rivières même si elle est appelée à poursuivre ses fonctions de Première ministre.

Dans son discours, Christine Fréchette a d’abord insisté sur la nécessité de préserver la qualité de vie à Trois-Rivières, tout en poursuivant la transformation économique amorcée dans la ville. Elle a évoqué la diversification de l’économie, la vallée de la transition énergétique et le développement d’un secteur manufacturier de pointe. Selon elle, les menaces tarifaires américaines obligent toutefois la région à se repositionner et à faire preuve d’agilité. Elle a promis que son gouvernement continuerait d’accompagner les entreprises et les travailleurs, en accordant une attention particulière aux PME.

La question des tarifs américains a d’ailleurs occupé une place importante dans son discours. Mme Fréchette indique que les menaces de l’administration Trump touchaient notamment des entreprises de Trois-Rivières qui exportent aux États-Unis. Elle a aussi défendu le maintien des programmes d’aide aux entreprises afin de permettre aux PME de traverser la crise tarifaire.

Le logement abordable a également été présenté comme un enjeu toujours présent à Trois-Rivières. Mme Fréchette a reconnu que la ville n’avait pas atteint l’équilibre en matière de logements abordables et qu’il fallait poursuivre la construction. Elle a rappelé son engagement à construire 2 000 logements abordables destinés aux aînés au cours des quatre prochaines années, après avoir mentionné que 2 000 unités avaient déjà été construites au cours des dernières années. Elle a aussi évoqué des partenariats réunissant les gouvernements, les municipalités et le secteur privé.

Elle a également promis de convertir 5 000 places de garde actuellement non subventionnées en places subventionnées à 9,65 $ par jour.

La chef caquiste a aussi rappelé l’engagement de son parti d’investir un milliard de dollars supplémentaires sur quatre ans dans les soins et le soutien à domicile. Elle a présenté cette mesure comme une façon de permettre aux aînés de demeurer chez eux plus longtemps.

La protection du français a constitué un autre volet de son discours. La CAQ veut notamment étendre l’application de la Charte de la langue française à la formation professionnelle et à la formation des adultes. Mme Fréchette a aussi annoncé son intention de renouveler la clause dérogatoire utilisée pour protéger les mesures linguistiques du Québec.

Sur le terrain, Christine Fréchette dit percevoir un accueil favorable à sa candidature dans Trois-Rivières, une circonscription qu’elle considère importante dans la course. Elle affirme que la combinaison entre de nouveaux visages et des candidats expérimentés suscite de l’intérêt et se dit confiante pour la suite.

Elle a par ailleurs promis de revenir prochainement dans la région pour présenter une plateforme spécifiquement trifluvienne.

Mme Fréchette a aussi vanté la composition de son équipe en Mauricie. Elle cite Guy Veillette, qui travaille depuis plusieurs années sur des dossiers économiques et sociaux propres à la région, ainsi que Simon Allaire, qui a finalement choisi de poursuivre sa carrière politique. Elle a particulièrement souligné le rôle de Donald Martel dans le développement du parc industriel et énergétique de Bécancour, affirmant que l’attraction d’entreprises dans le secteur de la transition énergétique était en grande partie attribuable à son travail.

Elle assure enfin qu’elle entend être présente en Mauricie malgré ses responsabilités de chef de parti et de Première ministre. Elle affirme avoir démontré au cours des derniers mois sa capacité à mener plusieurs dossiers de front et promet de maintenir cette cadence. Pour Trois-Rivières, elle dit vouloir reproduire l’engagement qu’elle avait démontré dans Sanguinet.

Devant ses partisans réunis au local électoral, le message de fin était celui d’une campagne à mener collectivement. Mme Fréchette a demandé à ses troupes d’aller de porte en porte, de rencontrer les électeurs et de multiplier les échanges afin de convaincre le plus grand nombre de personnes possible. Elle s’est dite encouragée par l’accueil reçu depuis le début de la campagne et a invité ses partisans à poursuivre leurs efforts jusqu’au scrutin du 5 octobre.