Charles Milliard s’arrête en Mauricie

Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, a confié ce matin qu’un gouvernement libéral consacrera 75% du Programme québécois des infrastructures (PQI) au maintien d’actifs, en plus de confirmer qu’il prêtera attention au dossier du troisième lien.

Le candidat libéral vise que 80% des infrastructures publiques soient considérées dans un état « satisfaisant » ou mieux au sens de la Loi sur les infrastructures publiques. À ce jour, seulement 54% des infrastructures sous la responsabilité des organismes publics sont évaluées dans un état « satisfaisant » ou mieux.

« Notre cible de 80 % est ambitieuse, mais nécessaire, considérant l’échec de la Coalition Avenir Québec (CAQ) au cours des huit dernières années. La CAQ, c’est huit ans de laissez-allé alors ce qu’on veut, c’est réparer! », a-t-il lancé.

Le PLQ entend donc rehausser le PQI à 195 milliards $, sur une période de 10 ans à compter de 2027. « Il ne faut pas s’inquiéter puisqu’il n’y aura pas de hausse des impôts chez les particuliers et chez les entreprises. Vous allez le découvrir très bientôt lorsque nous dévoilerons notre cadre financier responsable », a-t-il expliqué.

« Nous allons consacrer 75% au PQI, mais on va aussi être ouvert au nouveau projet avec le reste, c’est certain. Pour ce qui est du trop grand nombre de fonctionnaires, on est conscient qu’il y a un remaniement à faire, c’est certain. Dans le cas du troisième lien, c’est un projet que nous allons évaluer et qui vaut la peine de s’asseoir avec les gens du secteur privé. »

Pour redonner des infrastructures de qualité aux Québécois, le Parti libéral du Québec s’engage à cibler les besoins en entretien des actifs qui ont explosé dans les dernières années et à modifier la Loi sur les infrastructures publiques afin que le PQI soit établi sur un horizon de 25 ans.

Le PLQ souhaite également moderniser les pratiques et s’engage à favoriser l’utilisation de la construction modulaire dans les projets institutionnels de l’État. Le modulaire permettra non seulement de construire plus rapidement et à moindre coût, mais aussi d’augmenter les capacités de production et d’offrir une meilleure prévisibilité aux entreprises du milieu. Il veut aussi procéder à une refonte de la structure administrative des programmes de financement des infrastructures municipales.

« Un gouvernement libéral ferait l’inventaire des quelque 200 programmes existants au cours de sa première année de mandat afin de déterminer lesquels peuvent être regroupés pour simplifier le processus pour les municipalités. En 2022, une étude de l’UMQ révélait que les municipalités mobilisent 4100 employés à temps plein et dépensent 328,4 M$ annuellement uniquement pour répondre aux exigences administratives du gouvernement du Québec », conclut-il.

Cette mesure permettrait non seulement aux municipalités d’économiser du temps et de l’argent, mais aussi à l’État de réaliser des économies administratives dans le cadre de son initiative de modernisation de l’État.