C’est la fin du Comiqu’Art

L’organisation du Comiqu’Art de Trois-Rivières, anciennement le Mondial des amuseurs publics, du Marché de Noël et fait face à un déficit de plus de 212 000$.

«La jeune dame qui est là depuis un an trouve des surprises chaque semaine. Là, on veut régler la caution. Le problème, c’est qu’on n’a pas un portrait clair de la situation. On a envoyé un contrôleur de la Ville», explique le maire Yves Lévesque. 

La Ville verse donc 50 394$ à la Caisse Desjardins pour obtenir une quittance générale et finale concernant le Comiqu’Art, 19 383$ pour le Marché de Noël, tandis que la Ville paie 40 185$ à la Banque de Montréal à la suite d’un cautionnement en faveur des Délices d’automne. 

«Les Délices d’automne sera regroupé au sein de la Corporation de l’Amphithéâtre où ils pourront compter sur une permanence solide. Nous rencontrerons le conseil d’administration la semaine prochaine. On veut garder l’expertise. Comme le portrait du Comiqu’Art est flou, on sent que ce sera un gouffre sans fond. Ce serait irresponsable que l’on continue à y verser des fonds publics dans les conditions actuelles. C’est un problème de structure et de finances», précise le maire. 

«C’est sûr que le Comiqu’Art, c’est fini», ajoute-t-il.

L’avenir du Marché de Noël est aussi encore incertain. «Notre priorité, c’est de maintenir les Délices d’automne», soutient Yves Lévesque.

Le conseil municipal préfère miser sur les Délices d’automne, l’événement offrant une belle visibilité aux producteurs agroalimentaires d’ici et des alentours, un secteur économique important, insiste le maire. Le succès que connaît année après année les Délices d’automne encouragent également les élus à soutenir cet événement. 

«On veut sécuriser les gens qui ont déjà signé des ententes avec les Délices d’automne. On va respecter ces ententes», assure le maire. 

Une fête de secteur

La fin du Comiqu’Art ne signifierait pas la fin de la fête de district que représentait l’événement. 

Yves Lévesque confie vouloir revenir avec une fête de secteur pour remplacer le Comiqu’Art, afin de «revenir à la mission première de l’activité». 

Les conseillers municipaux du secteur Cap-de-la-Madeleine procèderont à une consultation auprès de la population du secteur.

Et les autres événements?

Les problèmes financiers et structurels qui frappent l’organisation du Comiqu’Art, du Marché de Noël et des Délices d’automne pourraient-ils être un signe de l’état de l’organisation d’autres événements à Trois-Rivières?

«Les autres événements vont bien», conclut Yves Lévesque en rappelant que le regroupement des événements au sein de la Corporation de l’Amphithéâtre devrait éviter qu’une autre situation du genre ne se reproduise, notamment parce que la structure serait permanente et qu’on y trouverait un comptable.