Analyse de preuves balistiques: un équipement de pointe fait son entrée à l’UQTR
L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) peut maintenant compter sur de nouveaux équipements ultra spécialisés dans l’analyse et la comparaison automatisée des preuves balistiques.
La solution de microscopie 3D Quantum permet d’enregistrer des images tridimensionnelles de douilles et de projectiles récupérés sur des scènes de crime ou tirés par des armes à feu sous son expertise. L’équipement vient faciliter l’identification des traces laissées par l’arme à feu sur les projectiles ou douilles comme les stries ou les traces de percuteur et d’extracteur.
Cela permet aussi de visualiser avec beaucoup plus de précision les détails topographiques caractérisant les douilles ou projectiles sous investigation.
“L’interprétation des preuves, dans ce cas-ci l’identification balistique et les traces d’objet, est au cœur de nos travaux en science forensique. Sur le plan de la recherche, nous avons déjà des travaux en cours avec cette technologie. Ce que nous cherchons à comprendre, c’est la force des liens qui sont effectués. Si une correspondance est trouvée, cela peut aider à identifier l’arme qui a tiré ou relier ce tir à un autre cas non résolu”, explique Frank Crispino, directeur du Groupe de recherche en science forensique à l’UQTR.
“La recherche que l’on effectue n’a pas pour fonction de résoudre des cas, mais d’optimiser la force des liens entre ces traces, ajoute-t-il. Cet outil technologique nous permet d’obtenir beaucoup d’éléments supplémentaires plus rapidement que si on les examinait au microscope comme avant. Cet équipement va plus vite dans le tri, notamment.”
L’acquisition de la solution de microscopie 3D Quantum a été rendue possible grâce à un don de 1,157 M$ de l’entreprise LeadsOnline, en partenariat avec la Fondation de l’UQTR. L’université trifluvienne devient ainsi l’une des rares institutions académiques au monde à offrir à ses étudiants un accès direct à un équipement utilisé dans les enquêtes criminelles réelles.
“C’est un partenariat exceptionnel et un geste de générosité qui aura un impact remarquable, lance le recteur de l’UQTR, Christian Blanchette. On vient de créer la première maîtrise de recherche en science forensique au Canada et on travaille sur un doctorat. On est en train de se bâtir une expertise reconnue à l’international.”
