Abolition du PEQ: Tourisme Mauricie demande une clause de droit acquis

Tourisme Mauricie s’ajoute au mouvement régional réclamant au gouvernement du Québec la mise en place d’une clause de droit acquis ou de mesures transitoires à la suite de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). 

Cette mesure d’urgence est essentielle afin de protéger les travailleurs étrangers et étudiants internationaux déjà intégrés dans nos communautés et qui contribuent activement à l’économie régionale et touristique.

Cette position s’inscrit dans la continuité de l’appel clair et concerté lancé par l’UQTR, le Cégep de Trois-Rivières et Innovation et Développement économique Trois-Rivières, certains partenaires régionaux ainsi que le conseil de la Ville de Trois-Rivières qui a adopté une résolution.

Tourisme Mauricie partage pleinement ces inquiétudes, alors que cette situation fragilise des secteurs économiques clés tels que l’hôtellerie, la restauration, l’agrotourisme et les services touristiques. Cette problématique, largement soulevée par plusieurs élus de la région, met en lumière les répercussions importantes pour les entreprises locales et la perte de talents pourtant parfaitement intégrés.

“Le tourisme en Mauricie repose d’abord sur des individus passionnés, engagés et bien intégrés dans nos milieux de travail. Les travailleuses et travailleurs étrangers qui s’établissent ici font partie intégrante de notre vitalité économique et de notre dynamisme régional. Nous demandons aux deux paliers gouvernementaux, provincial et fédéral, de reconnaître cette contribution essentielle et de permettre aux personnes déjà engagées dans ce parcours de pouvoir poursuivre leur vie ici, chez nous”, commente Valérie Therrien, directrice générale de Tourisme Mauricie.

Selon un hôtelier de la région, la fin du PEQ risque de replonger l’industrie touristique dans une situation semblable à celle vécue en 2022-2023, alors que plusieurs établissements avaient dû fermer des chambres, réduire leur capacité d’accueil ou fermer certain jour, faute de personnel. Cette réalité pourrait se répéter si les travailleurs étrangers déjà intégrés ne peuvent maintenir leur statut au Québec.

Dans la restauration comme dans l’hôtellerie, la compétition pour l’embauche de personnel qualifié, notamment les cuisiniers, est déjà extrêmement forte. Cette compétition risque de s’accentuer, au détriment de la qualité de service, de la capacité d’accueil et de la compétitivité de la région.

L’organisation rappelle que la pénurie de main-d’œuvre demeure un enjeu critique pour l’industrie touristique en Mauricie. Avec un taux de chômage de 3,9 %, l’apport des travailleurs issus de l’immigration est devenu incontournable pour répondre aux besoins actuels, insiste Tourisme Mauricie.