À 17 ans, sa passion pour le dessin le mène à l’entrepreneuriat
Attiré par le dessin depuis toujours, Billy Roy de Trois-Rivières conçoit et dessine des logos qui donnent vie à une marque de vêtements, RBST – Reborn Sector. Il a débuté une démarche entrepreneuriale l’an dernier à l’âge de 16 ans.
Alors en secondaire 4, Billy a d’abord voulu étaler son élan artistique sur des planches à roulettes.
“Depuis que je suis tout petit, je fais du skate et j’avais accumulé plein de planches. Je me suis dit que je pourrais faire des designs dessus, comme si c’étaient des œuvres d’art. J’ai sablé les skates, j’ai pris mes pinceaux. Je faisais quand même des beaux dessins, mais c’était pas tant à la mode, les skates, à l’école.”
Il s’est questionné sur quel produit serait plus populaire.
“Je me suis rendu compte qu’à l’école, ce qui marchait vraiment, c’était le linge. Tout le monde veut porter une marque, tout le monde veut avoir des beaux vêtements. Au début, j’ai commencé avec 25 pantalons. Ça m’a coûté environ 800 $. J’ai réussi à tout vendre. J’ai pris l’argent que j’ai réussi à faire avec mon premier drop pour acheter le deuxième. Je réinvestis l’argent à chaque fois.”
Ses dessins sont au cœur de la marque qu’il veut inspirante pour les jeunes.
“J’ai commencé à faire des logos sur papier, mais je ne pouvais pas faire autant de trucs que numériquement. J’ai regardé des tutoriels, j’ai trouvé une plateforme avec laquelle je peux faire mes designs en ligne. Avec le temps, j’ai réussi à les améliorer.”
Même s’il y a tout un monde entre concevoir des vêtements et dessiner des logos, Billy pourrait être tenté de dessiner éventuellement ses propres vêtements.
“Le coût de démarrage est beaucoup plus grand. Il faut que tu achètes les machines pour faire tes vêtements, que tu trouves le textile. C’est beaucoup de coûts. Si je peux, un jour, je vais le faire, mais pour l’instant, je ne suis pas capable de faire mes propres vêtements au Québec.”
Sa créativité est mise à profit autrement.
“Dans ma prochaine collection, le logo sort en 3D des cotons ouatés. Ça fait un effet hors de l’ordinaire. Je suis pas mal sûr que juste à cause de ça, ça va attirer l’attention.”
Billy vend ses vêtements presque uniquement en ligne mais il a organisé un événement spécial l’été dernier au Quartier général à Trois-Rivières.
“Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de monde. J’ai rencontré ma communauté dans la vraie vie. Je voulais voir le monde qui achetait mes vêtements parce qu’au début, c’étaient mes amis. Puis les ventes augmentaient, je ne savais pas qui achetait.”
Le prochain événement du genre se tiendra les 11 et 12 octobre dans le mail du Centre Les Rivières.
Entrepreneuriat
C’est depuis mai 2024 que Billy travaille à développer ses compétences entrepreneuriales.
“Au début, je pensais qu’il fallait un cours pour ça. L’école en offrait. En secondaire 5, j’ai fait mon cours en entrepreneuriat pendant que je faisais ma marque de vêtements. J’ai réalisé que ce n’est pas le cours qui va faire de toi un entrepreneur. Il faut que tu le fasses pour le réaliser. C’est en faisant des erreurs que j’ai appris, aussi.”
Billy est fier de ses premiers accomplissements, lui qui s’intéresse à l’entrepreneuriat depuis à peine un peu plus d’un an.
“Au début, je trouvais ça gros. Juste en un an, j’en ai tellement appris. Trouver un bon logo, un bon nom, faire un site internet. Après ça, réussir à vendre. C’est une capacité qu’il faut que tu développes.”
À long terme, il vise l’international.
“C’est pour ça que j’ai choisi un nom en anglais. Ça commence petit, puis avec le temps, pas à pas, je suis sûr que je suis capable de me rendre loin.”
Billy poursuit ses études dans un tout autre domaine jusqu’au printemps prochain. Il pourra ensuite consacrer tout son temps à sa collection.
“Mon plan A, c’est vraiment ma marque de vêtements. Si je peux vivre de ça, ce serait malade!”
