160 logements à l’église Notre-Dame-des-Sept-Allégresses: une assemblée de consultation peu courue

Une poignée de citoyens se sont déplacés à l’hôtel de ville, lundi soir, pour poser leurs questions sur la modification réglementaire visant à autoriser un projet de construction de 160 logements sur le site de l’église Notre-Dame-des-Sept Allégresses au centre-ville.

Le projet prévoit un bâtiment principal d’une hauteur maximale de huit étages, pour un maximum de 30 mètres de hauteur, avec deux portes d’entrée sur la façade avant secondaire située sur la rue Saint-François-Xavier en raison de la longueur du bâtiment projeté. 

La façade en maçonnerie de l’église sera conservée, tout comme l’escalier en façade. Le projet prévoit aussi que les clochers, qui ont été détruits durant l’incendie d’octobre 2024, seraient reconstruits, tout en mettant de l’avant une architecture reprenant sensiblement le volume de l’ancienne église.

La façade de l’église Notre-Dame-des-Sept-Allégresses sera conservée et les clochers seraient reconstruits. (Photo Marie-Eve Alarie / L’Hebdo Journal)

Le projet prévoit également 43 cases de stationnement intérieures, soit 0,25 case de stationnement par logement. Aucune case de stationnement n’est planifiée à l’extérieur pour permettre de végétaliser le terrain. 

Une citoyenne s’est d’ailleurs inquiétée du faible nombre de cases de stationnement prévu, compte tenu du peu d’espaces de stationnement sur la rue Monseigneur-Cooke. “La réglementation générale exige un minimum d’une case par logement et un maximum d’une case par logement. De manière générale dans les premiers quartiers, presque toutes les zones résidentielles, incluant le Bas-du-Cap, ont une disposition spéciale pour exempter l’obligation de fournir des cases de stationnements hors rue. Cette fois-ci, on l’a mis dans la résolution puisque le secteur est une zone institutionnelle d’abord. Aussi, de manière générale, les gens qui s’installent dans les premiers quartiers n’ont pas les mêmes besoins en stationnement que les personnes qui s’installent en périphérie”, mentionne Mathieu Pronovost, coordonnateur réglementation et plan d’urbanisme à la Ville de Trois-Rivières. 

Le projet reviendra devant le conseil de ville lors de la séance publique du 5 mai pour l’adoption du deuxième projet de règlement. Dès lors, si des gens habitant la zone visée et les zones voisines du projet s’opposent à la modification réglementaire, ils pourront demander l’ouverture de registre pour une procédure d’approbation référendaire.