Vers des appartements pour de jeunes adultes vivant avec une déficience intellectuelle

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Par Marie-Eve B. Alarie
Vers des appartements pour de jeunes adultes vivant avec une déficience intellectuelle
Alexandre Caron, Guy Caron, président des Habitations Logis Vie, et le maire Jean Lamarche. (Photo : Marie-Eve Alarie)

Dix jeunes adultes vivant avec une déficience intellectuelle pourront enfin concrétiser leur désir de vivre dans un appartement bien à eux grâce au projet des Habitations Logis-Vie qui permettra de construire dix unités de logement.

«Avec les parents, ça fait plusieurs années qu’on réfléchit à un concept qui serait adapté pour nos enfants. Ils sont maintenant adultes et rêvent du jour où ils auront leur propre appartement. Ils ont les yeux illuminés quand ils en parlent. Ils se sont beaucoup développés et pour les jeunes adultes qu’ils sont devenus, l’offre actuelle n’est pas suffisante», raconte Guy Caron, président des Habitations Logis-Vie.

Ce projet, qui vient élargir l’offre résidentielle pour les jeunes adultes vivant avec une trisomie, offrira aussi à ces jeunes adultes le support nécessaire pour mener leurs activités domestiques et quotidiennes dans un environnement accueillant et sécuritaire. L’immeuble sera situé dans le nouveau quartier Le Citadin où l’on retrouvera aussi plusieurs commerces et services de proximité facilement accessibles.

«C’était un enjeu de pouvoir s’assurer que les services et commerces soient accessibles à pied. On cherchait également un secteur où le taux de criminalité est bas. C’est un quartier où ils pourront s’ingérer et participer à la vie de quartier», souligne M. Caron.

L’immeuble comprendra aussi une salle à manger et un salon communautaire. On y retrouvera des services de soutien aux activités domestiques et quotidiennes. L’organisme souhaite aussi y implanter des technologies, encore à déterminer, pour assurer une supervision de façon différente.

À Trois-Rivières, on estime qu’environ 140 personnes vivant avec une déficience intellectuelle et ayant entre 21 et 40 ans vivent chez leurs parents depuis leur naissance. Plusieurs d’entre eux seraient aptes à vivre en appartement avec un soutien adéquat et le souhaitent.

«Ils ont appris à faire du vélo et du ski, à participer à la vie sociale. Ils sont allés sur des plateaux de travail, indique M. Caron. À la maison, ça ne nous a pas empêchés de leur montrer à faire la lessive, faire le ménage et faire la cuisine, mais ça demeure un milieu familial. Ils aspirent à plus et à appliquer ces compétences qu’ils ont développées dans un contexte plus autonome.»

L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) via la chaire Autodétermination et handicap collabore également au projet, notamment pour le support conseil à l’inclusion social et pour l’utilisation de technologies résidentielles et l’autonomie. Le projet compte aussi sur l’expertise en réadaptation du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.

Le projet est évalué à 2,4 millions $. De son côté, la Ville de Trois-Rivières s’est engagée à accorder un montant de 231 000$ au projet, en plus d’un crédit de taxes pour une période de cinq ans. La Ville contribuera aussi au financement du programme de Supplément au loyer en complément avec la Société d’habitation du Québec.

Il reste toutefois encore environ 25% du projet à financer. C’est la raison pour laquelle les Habitations Logis-Vie viennent de lancer une campagne de financement dans le but d’amasser les 650 000$ manquants.

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