Un comité spécial se penche sur l’avenir des églises de la région

Un comité spécial se penche sur l’avenir des églises de la région

Mgr Luc Bouchard, évêque du Diocèse de Trois-Rivières, et l'historien René Beaudoin, responsable du comité sur l'avenir des églises de la Mauricie.

Crédit photo : Marie-Eve Alarie

TROIS-RIVIÈRES. Le Diocèse de Trois-Rivières met sur pied un comité spécial sur l’avenir des églises de la Mauricie.

Ce comité, chapeauté par l’historien René Beaudoin, a pour but de faire l’état du patrimoine religieux de la Mauricie, de favoriser le partenariat avec les municipalités et les autres acteurs locaux, ainsi que de proposer des outils aux paroisses.

«Il faut être lucide: la baisse importante de la pratique et des revenus forcent les paroisses à prendre des décisions difficiles quant à leurs églises. Il faut les soutenir mieux et créer une instance de partage d’information», explique Mgr Luc Bouchard, évêque de Trois-Rivières.

«La situation actuelle est précaire. C’est pour cette raison qu’on met un plan en place pour étudier l’avenir des églises. Toutes les communautés ne sont pas de riches communautés. On pourrait dire que toutes les communautés sont viables jusqu’à un certain point. Jusqu’où ce point peut aller, c’est ce que le comité doit élucider», ajoute-t-il.

Mgr Bouchard espère notamment que l’exercice permettra d’éviter que des cas de disposition d’église tels que celui de l’église Ste-Madeleine, à Trois-Rivières, n’arrive plus, entre autres en outillant mieux les Fabriques de paroisse, qui sont les propriétaires des églises.

D’après M. Beaudoin, des églises de 50 à 100 places seraient amplement suffisantes pour les besoins pastoraux d’aujourd’hui, mais les églises actuelles sont de cinq à dix fois trop grandes.

«Il faut continuer le processus de restructuration qui est en cours. En ce moment, ce qui se fait est au niveau pastoral, mais il faut également se poser la question sur le plan des bâtisses, indique René Beaudoin. Ça ne veut pas dire qu’on condamne une église quand on la ferme au culte. On peut quand même continuer de la conserver. La communauté peut décider d’en faire un centre communautaire, une bibliothèque, une cuisine populaire, des salles de rencontre, etc., et d’en dédier une partie au culte. Un centre communautaire coûte la même chose qu’une église annuellement, soit de 30 000$ à 50 000$. »

«Plusieurs de nos communautés auront des décisions à prendre et le comité doit trouver les moyens de les aider à le faire, ainsi que d’aider les municipalités ou les collectivités qui veulent acquérir leurs églises pour assurer l’avenir de ce patrimoine culturel à caractère religieux», poursuit-il.

Dans les prochaines semaines, M. Beaudoin constituera le comité sur l’avenir des églises afin qu’il soit représentatif des Fabriques propriétaires des églises, des municipalités et des autres instances concernées. Un plan d’action sera ensuite élaboré.

Un rendez-vous qui prendra la forme d’un colloque ou d’un forum devrait ensuite avoir lieu au printemps pour mettre en commun ce qui est déjà ressorti. «On veut que ça se fasse de façon régionale pour éviter l’isolement des communautés en situation de précarité», précise M. Beaudoin.

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La région compte actuellement 83 églises sur son territoire

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