S’organiser, se situer, scintiller, standardiser et assurer un suivi : les 5S de la sécurité au travail

Par Emilie Tremblay
S’organiser, se situer, scintiller, standardiser et assurer un suivi : les 5S de la sécurité au travail
Avec cette méthode de travail

Les garages municipaux ont fières allures depuis quelques mois. C’est que les employés ont décidé de prendre les grands moyens et de devenir une référence en ce à trait à la sécurité au travail. Pour ce faire, ils ont appliqué la méthode des 5S.

La technique est simple. Premièrement, les cols bleus ont organisé leur milieu de travail; ils ont enlevé tout ce qui était inutile. Ils ont également fermé les endroits où c’était sujet à accumuler des trucs superflus, par exemple, sur les casiers, en dessous des tables de travail.

La deuxième étape consiste à se situer. Chaque instrument a trouvé sa place : fini le temps des boîtes à outils encombrées où tout était pêle-mêle. «Par exemple, on a peint chaque objet sur une grande planche de bois, explique un cadre coordonnateur adjoint-bâtiments au sein de la Direction des travaux publics, Yvan Roux. Les travailleurs y posent l’outil sur son image. Tout est en repère visuel. Comme ça, on peut voir immédiatement ce qui manque et ils économisent du temps en ne cherchant plus ce dont ils ont besoin.»

Sur les planchers, chaque machine a sa place indiquée. Le chariot a son carré délimité sur lequel est inscrit son nom. C’est ainsi pour tout, tout, tout.

Ensuite, il faut que ça brille! C’est l’objet du troisième S : scintiller. «C’est important de garder un certain ordre dans le garage municipal parce que ça contribue à la sécurité des employés, ajoute-t-il. On évite ainsi les «passé-proches».»

Standardiser et assurer un suivi

Les deux dernières étapes constituent, de un à standardiser les installations et d’ensuite s’assurer que cette bonne résolution reste en place.

«On a essayé, par le passé, d’instaurer une telle technique de travail, note M. Roux. Toutefois, ça n’avait pas marché parce qu’il n’y avait pas d’équipe qui s’assurait un suivi.»

Il semble qu’ils aient appris de leurs erreurs, puisqu’au moment de les rencontrer, ils étaient justement en train d’établir une grille pour évaluer les installations. Une équipe de pilotage paritaire, formée du syndicat, des employeurs et des employés, fera régulièrement le tour du garage et accordera une note aux travailleurs. Seuil de passage : 80%. «Le projet valorise beaucoup le travail des employés, mentionne M. Roux. Ils se l’approprient. C’est d’autant plus rassembleur puisque les gens se mettent en équipe; ils travaillent ensemble dans un même but.»

Ce système est actuellement mis en application dans quatre départements municipaux de la Ville. On espère bientôt l’instaurer dans les camions et dans les autres édifices de travaux publics. De plus, les villes de Levis, Sorel et Sherbrooke ont démontré l’intérêt d’appliquer cette méthode dans leurs garages.

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