Nilane, plus importante que jamais

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Par Jonathan Cossette
Nilane, plus importante que jamais
À l’aube de célébrer son premier anniversaire de service dans les centres jeunesse, Nilane peut dire mission accomplie puisqu’elle a aidé plusieurs jeunes enfants dans le besoin à traverser des moments assez difficiles. Photo courtoisie

Voilà maintenant un an que Nilane s’est jointe aux équipes des services jeunesse du CIUSSS de la Mauricie/Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ). Les trois premières années de la vie de Nilane, offerte et entraînée par la Fondation Mira, ont été consacrées à se développer pour devenir un chien d’assistance en réadaptation.

Majoritairement, Nilane œuvre auprès des jeunes ayant recours aux services du centre jeunesse afin de leur venir en aide lors de moments difficiles, notamment lorsque le moment de raconter leur histoire est venu.

«C’est vraiment Caroline Paradis qui a soumis l’idée lors d’une présentation avec les policiers, qui travaillent eux aussi avec des chiens. Elle m’avait approché parce que ça fait longtemps qu’elle caressait cette idée-là», se souvient Johanne Vachon, directrice adjointe à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

«Elle souhaitait initier la présence d’un chien de soutien dans notre établissement, ce à quoi nous avons été très ouverts. On savait qu’un chien Mira coûte beaucoup de sous, alors on avait quelques actions à faire pour aller chercher du financement. On a approché la Fondation Jeunesse et les administrateurs ont été ouverts à nous aider, en plus des donneurs qui ont participé pour le chien de soutien.»

Ce projet novateur en Mauricie/Centre-du-Québec a gagné en popularité. On peut le constater à l’ensemble de la province.

«Au moment où j’ai amorcé mes démarches, il y avait déjà trois chiens qui agissaient à titre d’aidant, alors que nous sommes rendus à sept chiens pour six centres jeunesse, confie Caroline Paradis, psychoéducatrice et intervenante qui a eu cette idée au départ. Le rôle premier de Nilane est d’apaiser, soutenir et réconforter les enfants lors des interventions qu’on fait avec eux.»

«Elle nous permet de créer un lien de confiance rapide avec l’enfant. Je travaille à l’évaluation de signalement. On utilise donc Nilane lors des dévoilements d’abus physique ou sexuel. L’enfant doit raconter des choses difficiles et intimes de sa vie, alors le chien permet de divertir et en même temps, elle a un effet positif et agréable sur lui pendant l’entrevue. Ça facilite beaucoup le dévoilement. Il est même arrivé qu’une jeune fille ne voulait pas témoigner et les policiers m’ont rappelée plus tard en me disant qu’elle était prête à témoigner puisqu’on lui avait présenté Nilane.»

Au niveau des centres jeunesses, on retrouve une quinzaine d’installations dans la Mauricie/Centre-du-Québec, dont trois à Trois-Rivières. Malheureusement, les cas d’abus sont encore d’actualité.

«On voit beaucoup d’effets physiques en présence de Nilane, comme la diminution des fréquences cardiaques, de la respiration, du stress et de l’anxiété. On a aussi des situations lors desquelles on doit intervenir de façon rapide et urgente. Ça peut arriver, par exemple, que je doive aller chercher un enfant à l’école pour l’amener au poste de police. Quand ça arrive, je vais le chercher avec Nilane. On peut aussi l’utiliser dans des situations plus dramatiques. Il m’est arrivé d’aller annoncer à un enfant que sa maman avait fait une tentative de suicide, alors j’avais amené Nilane.»

«Dernièrement, elle a fait deux jours à la cour criminelle. Elle accompagnait l’enfant lors de son témoignage d’abus sexuel. La jeune était tellement contente de l’avoir avec elle et elle a avoué que parfois, elle mettait sa main sur elle, tout simplement, et elle se concentrait sur sa respiration.»

Bref, un an plus tard, la jeune psychoéducatrice est bien fière de son initiative.

«On est extrêmement fier, non seulement du travail qu’elle fait, mais de l’impact qu’elle a sur lors de nos interventions et sur les jeunes. On voit les avantages d’avoir une telle collègue et je ne pourrais plus m’en passer. Je vois le bienfait qu’elle procure dans les interventions et parfois, c’est miraculeux de constater ce qu’elle peut faire auprès des jeunes», explique Mme Dupuis.

«On constate aussi que les parents et la famille sont heureux des impacts, renchérit Mme Vachon. Présentement, ça rayonne en Mauricie, mais sur la Rive-Sud. On souhaiterait peut-être avoir une deuxième Nilane un jour. On prend bien le temps de continuer d’analyser les retombées positives et ce n’est pas dit que nous n’aurons pas un deuxième chien un jour», conclut-elle.

Pour en savoir plus sur son cheminement, vous pouvez désormais suivre Nilane sur sa propre page Facebook Nilane Chien d’assistance en réadaptation Ciusss MCQ.

 

 

 

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