Courir 300 kilomètres au nom de la dysphasie

Courir 300 kilomètres au nom de la dysphasie

Maxime Lepage, Antoine Dufresne, Gabriel Harvey et Nicolas Pelletier ont relevé un défi de taille. Photo de courtoisie

DÉFI. Trois jeunes adultes dysphasiques de la région de Trois-Rivières ont relevé un défi de taille afin de mieux faire connaître la dysphasie. Ils ont parcouru la distance Ottawa/Trois-Rivières à la course, soit près de 300 kilomètres, en un temps de 28 heures.

Gabriel Harvey et Antoine Dufresne ont initié le projet auquel s’est greffé Maxime Lepage, également atteint de la dysphasie, et Nicolas Pelletier. Ils ont d’ailleurs été appuyés par l’Association québécoise de la dysphasie Mauricie et Centre-du-Québec.

«J’avais déjà fait des défis comme Montréal/Trois-Rivières et Québec/Trois-Rivières. On dirait qu’à chaque année, on essaye d’augmenter l’ampleur du défi alors cette année, on y est allé pour Ottawa/Trois-Rivières», témoigne d’emblée Gabriel Harvey.

«Nous étions quatre coureurs à nous relayer par tranches de dix kilomètres. Nous avons couru pendant 28 heures pour rallier le point d’arrivée. On le fait vraiment pour passer notre message et faire de la sensibilisation. La dysphasie est trop peu connue!»

En effet, ce n’est pas une grande majorité de la population qui sait que la dysphasie est un trouble développemental du langage, trouble qui touche l’expression et la compréhension des personnes atteintes, à différent degré. Tout au long de leur vie, ces personnes auront à surmonter plusieurs obstacles causés par leur problème de communication.

Malgré quelques petits inconvénients au passage, les quatre comparses peuvent se dire «mission accomplie».

«Il a fait très chaud, même un 41 degrés Celsius, alors c’était difficile», se rappelle le jeune Harvey. «Nous avions une équipe de médecins avec nous alors ça nous aidait. (…) On est vraiment fier de nous! Je le fais vraiment pour faire connaître la dysphasie. C’est certain que j’ai du plaisir, car la course est ma passion. Nous en avons tous des passions. J’ai décidé de me servir de mon talent pour en faire une mission.»

En effet, le parcours est différent pour chaque personne dysphasique, mais ils ont tous le même rêve, soit qu’on accepte de leur donner une chance de se réaliser à chaque étape de leur vie.

«Le défi était difficile par moment, mais nous avons réussi», commente pour sa part Antoine Dufresne, co-organisateur. «Nous avons même eu un blessé et un coureur de remplacement, et certains découragements face aux retards. Mais on s’est tenu en équipe et c’est ce qui fait les meilleurs moments.»

«À notre arrivée à Pointe-du-Lac, c’était incroyable! Les émotions ne se décrivent pas. J’avais les jambes qui voulaient flancher, mais on s’est tenu pour y arriver.»

Et n’allez pas croire que les jeunes hommes entendent en rester là.

«Éventuellement, on voudrait faire d’autres défis pour amasser plus de fonds et pour mieux faire connaître la cause. Nous allons peut-être essayer de quoi de plus gros. J’ai quelques idées en tête, mais nous devrons en discuter», conclut le jeune Dufresne.

 

 

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