Se donner le droit de rêver sa ville

Par marie_eve_alarie
Se donner le droit de rêver sa ville
Le parc des Chenaux, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, fait partie des lieux à réinventer dans le cadre de Rêver mieux Trois-Rivières. (Photo : (Photo Marie-Eve Alarie))

Les citoyens de Trois-Rivières sont invités à venir rêver au développement de cinq lieux de la ville le 16 octobre prochain dans le cadre de la deuxième édition de l’initiative Rêver mieux Trois-Rivières.

Cette initiative citoyenne a pour but de réinventer des sites de Trois-Rivières dans une formule de co-création et d’idéation collective.Il peut s’agir de réaménagement, d’éléments de design urbain, d’idées d’animations, d’éléments architecturaux, d’activités pour animer le lieu, etc. Toutes les idées sont les bienvenues, les petites comme les grandes.

Pour sa deuxième édition, Rêver mieux Trois-Rivières invitera les participants à réinventer le site de l’ancienne usine Aleris, le secteur de la rue Badeau et la rue Saint-Georges, le parc de l’Exposition, le parc des Chenaux, ainsi que la rue Bellefeuille, entre les rues de la Commune et La Vérendrye. Le comité organisateur a sélectionné ces lieux puisqu’ils feront l’objet d’un réaménagement par la Ville ou seront au cœur de consultations publiques.

« Lors de la première édition, le but, c’était vraiment de rêver. On voulait mobiliser les citoyens pour qu’ils réalisent qu’on peut se permettre de rêver notre ville, se réapproprier les lieux publics et être fous dans nos pensées. Ça faisait du bien de penser comme ça ici. On souhaite mobiliser les citoyens et le conseil municipal à ce genre d’outils. C’est vrai qu’on voit plus de consultations publiques, mais c’est généralement très formel et pas toujours dans la créativité », explique Frédéric Laurin, membre du comité organisateur et professeur d’économie à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Les idées amenées étaient principalement axées sur la beauté des lieux et l’espace de vie lors de la première édition, en 2019, qui s’est intéressée à l’ancienne gare de train, l’entrée du Cap-de-la-Madeleine sur la rue Fusey, le boulevard du Saint-Maurice, le parc Pie-XII et le rond-point de la Couronne, ainsi que la rue Notre-Dame, au centre-ville.

Les participants souhaitaient notamment verdir l’espace public, lutter contre les îlots de chaleur, mettre en valeur le patrimoine architectural déjà existant, faire plus de place aux pistes cyclables et aux piétons et transformer les lieux en espace de vie.

L’objectif est également de sensibiliser à la fois les citoyens, les élus municipaux et la Ville à l’importance de l’urbanisme et de l’aménagement comme levier de la qualité de vie et au potentiel de la mobilisation citoyenne comme vecteur de réflexion.

« Au Québec, on n’est pas habitué à la beauté extérieure. Quand on regarde les dépenses qui sont faites dans les centres de rénovation, c’est exponentiel, car les gens veulent améliorer leur maison, leur mobilier, leur cour, etc. Mais quand on met l’orteil dans un espace public, on accepte que les choses soient laides, note M. Laurin. Je ne comprends pas, car pourtant, quand on trouve qu’un endroit est beau et bien aménagé, on s’émerveille, mais il n’y a pas de hasard si c’est beau. C’est parce que l’aménagement a été pensé. »

Les participants seront réunis en équipes avant de partir observer le site qui leur sera attribué. Les équipes présenteront des projets devant public au Temps d’une Pinte en fin d’après-midi.

Les personnes intéressées à prendre part à la journée peuvent s’inscrire gratuitement au https://lepointdevente.com/billets/revermieux3r.

Par ailleurs, les Trifluviens peuvent également participer de façon virtuelle en partageant leurs idées sur un mur d’idées virtuel disponible à revermieux3r.ca.

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