Plaidoyer pour un district plus accessible à tous

Par marie_eve_alarie
Plaidoyer pour un district plus accessible à tous
Pascal Albernhe-Lahaie, conseillère municipale du district des Rivières. (Photo : (Photo courtoisie))

Déjà durant la campagne électorale municipale, la conseillère du district des Rivières, Pascale Albernhe-Lahaie, avait identifié l’amélioration de l’accessibilité universelle dans le district parmi ses enjeux prioritaires.

« J’ai constaté durant mon porte-à-porte que le district est assez âgé. Il y a beaucoup de retraités et plusieurs résidences pour aînés. Il était beaucoup question d’avoir des trottoirs déneigés, notamment autour des commerces de proximité, avoir des pistes cyclables sécuritaires et délimitées par un demi-trottoir, par exemple, pour que les voitures ne puissent pas couper la voie pour se stationner. Ça permettrait aux triporteurs et aux personnes en chaise roulante de se déplacer de façon plus sécuritaire », fait-elle valoir.

Pascale Albernhe-Lahaie  travaille auprès de personnes vivant avec une déficience physique qui éprouvent des difficultés à se déplacer. Au fil des années, elle est devenue particulièrement sensible à cet enjeu.

Pendant sa campagne électorale, plusieurs résidents lui ont souligné l’absence de mobilier urbain près du centre Les Rivières, qui pourrait permettre aux aînés du secteur de prendre une pause durant leur marche, et ont soulevé que le feu pour piétons à l’intersection du boulevard des Forges et de la rue des Cyprès est trop court pour traverser les six voies. Des abaissements de trottoirs problématiques ont aussi été signalés par endroits.

« Il y a plein de petits détails auxquels on ne pense pas d’emblée qui pourraient faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite ou des personnes aînées. Des personnes qui se déplacent en fauteuil roulant me disaient qu’elles préfèrent rouler dans la rue, car les trottoirs ne sont pas assez large pour que ça circule bien. Aussi, sur le trottoir, l’accumulation de chaque petit bump aux entrées finit par leur faire mal aux fesses. Il y a aussi plusieurs rues plus vieilles et les trottoirs ne sont pas toujours bien entretenus. C’est une accumulation de petits obstacles qui peuvent venir décourager les gens de sortir », mentionne celle qui souhaite encourager le transport actif dans le district et à travers la ville. 

Un sentiment de sécurité primordial

« L’autonomie des aînés et des personnes à mobilité réduite est importante. Si les infrastructures ne sont pas présentes pour pour que ces personnes demeurent autonomes, ça peut faire en sorte qu’elles soient plus isolées. En sortant moins, on fait moins d’activités physiques, ça peut affecter la santé et tout déboule ensuite », fait remarquer Pascale Albernhe Lahaie.

La conseillère du district cite notamment une étude démontrant que le sentiment de sécurité des aînés dans la rue a une influence sur leur désir de rester actif. S’ils se sentent moins en sécurité, ils n’oseront pas sortir prendre une marche, par exemple.

« Ça prend des trottoirs déneigés, des passages piétonniers jusqu’à la porte des commerces, des bancs pour attendre l’autobus. Il faut que la rue soit adaptée à leur condition et que comme ville et comme quartier on se dote d’infrastructures d’accès universel pour que tous soient mobiles », plaide-t-elle.

Dans le contexte où la population de Trois-Rivières se fait de plus en plus vieillissante, Mme Albernhe Lahaie espère que la Ville puisse agir en amont et rendre ses installations plus accessibles universellement.

Le transport adapté à améliorer

La conseillère municipale avait aussi partagé quelques commentaires qu’elle avait recueillis en lien avec le transport adapté à la direction de transport de Trois-Rivières (STTR).

« Le directeur général s’est montré très ouverts aux commentaires. Les personnes doivent réserver le transport adapté 48 heures à l’avance dans les heures ouvrables. Ce n’est pas toujours évident. Il y avait aussi des demandes pour ajuster les heures du transport adapté, détaille celle qui siège maintenant sur le conseil d’administration de la STTR. Par exemple, des plus jeunes à mobilité réduite qui aimeraient aller prendre un verre avec des amis ne peuvent pas reprendre le transport adapté après une certaine heure. Avec la pandémie, il avait aussi été demandé de limiter le transport adapté pour les rendez-vous médicaux, de sorte que c’était plus compliqué pour ce qui touche au récréatif ou au transport personnel. »

La demande pour le transport adapté a augmenté de façon continue entre 2010 et 2019, passant de 80 913 déplacements à 92 763 déplacements par année.

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