Petites et grandes frayeurs à la Vieille Prison

Petites et grandes frayeurs à la Vieille Prison

Jean-Philippe Marcotte

PEUR. Lorsqu’on parle à des employés de la Vieille Prison, presque tous ont expérimenté des histoires de phénomènes inexpliqués lorsqu’ils travaillent plus tard en soirée. Objets qui se déplacent, feuilles qui bougent, bruits étranges…

L’équipe de Personare, qui est le maître d’œuvre du parcours de peur de la Vieille Prison cet automne, a voulu recréer une visite guidée qui risque de devenir de plus en plus inquiétante au fur et à mesure que les participants chemineront dans la prison.

«Des phénomènes étranges viendront perturber les visiteurs. On explore aussi les événements qui se sont produits dans la Vieille Prison. On s’inspire un peu de tout ça. On jouera plus dans la peur psychologique», indique Jean-Philippe Marcotte, président de Personare.

Pour bonifier l’expérience des participants, le Musée québécois de culture populaire a aussi fait appel à Virtuelis, une entreprise du DigiHub de Shawinigan, pour ajouter de nouvelles technologies sur le parcours. Une aura de mystère est précieusement conservée autour de ces technologies.

«On a complètement dénaturé ces deux technologies pour les appliquer à un contexte de parcours immersif. On a fait beaucoup de recherches pour y arriver. On crée une expérience unique! Je suis très confiant que ça permettra d’ajouter peur et inquiétude durant l’activité. (…) Ça vient interagir avec les participants. On travaille sur la peur interne, que le participant crée sa propre peur. On est allé faire des choses qui auraient été impossible dans ces technologies-là», soutient Nicolas Bédard, directeur général de Virtuelis.

«Il y a une série d’installations qui sont naturellement là dans la prison, note Jean-Philippe Marcotte. Il y a des télévisions et il y a déjà eu des projections. Imaginez qu’on soit capable de se servir de tout ça, mais avec des technologies que vous n’avez encore jamais vues ici. Ça nous a donné de belles possibilités de scénarios supplémentaires. On peut faire voir aux gens des choses qu’ils n’auraient pas réussi à voir habituellement.»

L’intégration de ces technologies au parcours de peur constitue le premier projet développé dans le cadre du MuséoLab.

Le parcours de peur sera présenté les 7-12-13-14-19-20-21-26-27 et 28 octobre, ainsi que les 3-4-10 et 11 novembre à la Vieille Prison de Trois-Rivières. Les participants doivent avoir plus de 16 ans pour affronter le parcours. Réservation obligatoire via lepointdevente.com.

Les tout-petits à la chasse aux fantômes

Les jeunes de 8 à 12 ans pourront, de leur côté, prendre part à l’activité Chasse aux fantômes dans la prison les 28 et 29 octobre de 10h à 16h. Les familles deviendront des chasseurs de fantômes et tenteront de trouver des indices pour découvrir leur cachette.

En avant-midi, l’activité sera plus lumineuse, tandis qu’une ambiance plus inquiétante sera de mise pour l’après-midi. Un atelier sera également offert du côté du Musée.

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Le saviez-vous?

Le parcours de peur de la Vieille Prison a attiré plus de 15 000 personnes depuis le début de l’activité en 2011. De ce nombre, entre 30 et 40% provenaient de l’extérieur de la région. Par ailleurs, le Musée québécois de culture populaire souligne que la clientèle du parcours se renouvelle. Chaque année, 70% des braves en sont à leur première participation au parcours.

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