L’élégance du passé au goût du jour

Par Audrey Leblanc
L’élégance du passé au goût du jour
Virginie Lessard, l'entrepreneure colorée derrière le projet de la boutique Ginie Vintage, située sur la rue Notre-Dame Centre, à Trois-Rivières.  (Photo : (Photo - Audrey Leblanc))

Passionnée de mode rétro et collectionneuse de vêtements, Virginie Lessard a ouvert tout récemment la boutique Ginie Vintage sur la rue Notre-Dame Centre, au centre-ville de Trois-Rivières. Ce commerce d’économie circulaire regorge de trésors du passé revalorisés. 

Sa passion pour les vêtements vintage s’est développée à la suite d’une séance photo. « Je voulais un souvenir de ma vingtaine. Je cherchais quelque chose qui me ressemble, quelque chose de coloré et d’éclaté. En fouillant sur Internet, j’ai trouvé une fille qui faisait des séances photo de pin-up à la Marilyn Monroe et Bettie Page », raconte Virginie. 

Elle a tellement aimé son expérience qu’elle a refait d’autres séances photo par la suite. « Quand j’ai regardé les photos, ça m’a fait du bien, confie l’entrepreneure. Je me trouvais belle. Ça me parlait beaucoup. Ma première séance photo était en 2017, puis j’ai répété l’expérience jusqu’à complètement adopter le style au quotidien. »

Elle a commencé à s’intéresser aux boutiques de ce genre pour refaire sa garde-robe. « Je voulais de vrais morceaux d’époque, pas des reproductions, précise-t-elle. J’ai cherché un peu partout, notamment dans les friperies. Je trouvais plein de belles choses. Même quand ça ne me faisait pas, je trouvais ça trop beau pour ne pas l’acheter. Je me suis donc mise à collectionner les vêtements vintage. »

Rapidement, les morceaux accumulés se sont mis à occuper de plus en plus de place chez elle, jusqu’à envahir pratiquement tout son sous-sol. « J’en avais tellement que j’ai décidé de faire une boutique, lance-t-elle en riant. J’ai commencé à bâtir mon projet à la fin 2020. »

Elle a d’abord tâté le terrain via les réseaux sociaux, puis à l’aide d’un site web. « Après, j’ai fait plusieurs pop-up shop, mentionne-t-elle. La réponse était bonne. Et j’ai eu la possibilité d’ouvrir ma boutique au centre-ville. Un local était vacant et j’ai sauté sur l’occasion. »

Faire tomber les barrières

Dans sa boutique, on retrouve bien sûr des vêtements, mais également des accessoires comme des foulards, des sacs et des souliers. « J’agrandis mon offre au fur et à mesure. Tout ce qui se retrouve en boutique a été sélectionné avec soin, à ma couleur. Moi-même, je m’amuse en mélangeant les styles des différentes époques. Je peux, par exemple, porter un morceau des années 70 et me faire une coiffure des années 40. On brise les barrières et on s’amuse. » 

Sa boutique aura pignon sur rue assurément jusqu’en septembre. Par la suite, l’entrepreneure évaluera la possibilité de conserver ce local, en fonction de l’achalandage. La période estivale sera pour elle l’occasion de tester le marché.

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