Glissement : «50 pieds de plus et c’était ma maison qui partait»

Par Marianne Cote
Glissement  : «50 pieds de plus et c’était ma maison qui partait»
La résidence de Luc Normandin se trouve au sommet.

GLISSEMENT. Le propriétaire de la terre agricole où s’est produit le glissement de terrain, Luc Normandin, a d’abord cru qu’un camion circulait sur la route lorsqu’il a senti sa résidence trembler, vers 23h, mercredi soir. Ce n’est que le lendemain matin qu’il a constaté avec stupeur qu’une section de son terrain de la grandeur d’un terrain de baseball s’était effondrée.

Dur réveil pour le résident du rang Saint-Joseph Ouest à Saint-Luc-de-Vincennes. En regardant l’état dans lequel se trouvaient ses champs jeudi matin, il a réalisé la chance qu’il a eue. En effet, il en manquait de peu pour que sa maison soit elle aussi entraînée vers la rivière Champlain.

Les centaines d’animaux de la ferme sont également tous sains et saufs. On ignore cependant pour l’instant ce qu’il adviendra d’eux. «Le ministère de l’Agriculture est en route pour porter mains fortes à l’agriculteur et à la municipalité», a indiqué le directeur régional de la Sécurité civile, Sébastien Doire. 

Selon les estimations de M. Normandin, la superficie effondrée doit faire environ 600 pieds par 500 pieds de large et au moins 20 pieds de profondeur.

Ce n’est pas la première fois qu’un glissement de terrain survient sur sa terre. «Ça a commencé il y a environ deux semaines. Un petit trou s’était alors formé près de la rivière et puis un autre dimanche dernier. Il ne s’était pas agrandi depuis hier soir», a-t-il indiqué, ajoutant que les abords de la rivière Champlain ont toujours été un endroit désigné comme «à risque».

Le maire de Saint-Luc-de-Vincennes, Jean-Claude Milot, a été le premier à se rendre sur place pour constater l’ampleur des dégâts sur la ferme. Il a rapidement contacté les autorités qui ont déclenché le protocole d’urgence.

«Quand ils sont arrivés, Luc voulait aller chercher ses balles de foin près de la crevasse. Ils ont dû l’en empêcher», a raconté M. Milot.

L’agriculteur n’a plus accès à sa résidence depuis 8h30, jeudi matin. Il pourra regagner son domicile qu’une fois les lieux déclarés sécuritaires par la Sécurité civile.

Deux autres personnes du secteur ont aussi été évacuées par mesure préventive.  

On ignore pour l’instant l’ampleur des dommages.

Avec la collaboration d’Audrey Leblanc

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