Marche symbolique envers les changements climatiques

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Par jcossette
Marche symbolique envers les changements climatiques
À Trois-Rivières, la marche s’amorçait à 13h devant le Pavillon Gilles-Boulet de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). (Photo : Jonathan Cossette - Hebdo Journal)

Partout en province se tenaient, en début d’après-midi, des marches pour revendiquer au gouvernement du Québec des mesures sérieuses pour contrer la crise climatique. À Trois-Rivières, la marche s’amorçait à 13h devant le Pavillon Gilles-Boulet de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), pour se terminer vers 15h au centre-ville, plus précisément au parc Champlain.

La Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES) de Trois-Rivières, Mères au Front/Mauricie et le Comité de Solidarité de Trois-Rivières se sont alliés à d’autres organisations de Trois-Rivières pour l’occasion. 

« Si la crise climatique continue sur sa lancée, nous allons être obligés de réduire notre consommation en ressources et en énergie parce que celles-ci auront tout simplement été en grande majorité détruites. Mieux vaut prévoir cette réduction de la consommation pour pouvoir la contrôler et assurer une transition juste et équitable, que de subir un manque de ressources qui se traduirait par des conflits désastreux », a confié Louann Poirier Bergeron, porte-parole de la CEVES de Trois-Rivières.

« L’urgence climatique, elle est là, et les gens sont ici aujourd’hui pour se mobiliser. Dans la première phase de ma carrière (1994-1997), j’ai moi-même participé aux recherches sur les questions environnementales en 1995, à Environnement Canada, et on constatait déjà des changements », a pour sa part témoigné Christian Blanchette, recteur de l’UQTR. « On s’était donné de 10 à 20 ans pour voir comment ça allait évoluer et pour confirmer les changements climatiques, mais on les voyait déjà. Je pense qu’on sait très bien comment s’en sortir et au fil des années, on découvre d’autres manières d’agir. Maintenant, si on veut changer les choses, on va devoir comprendre comment transformer nos comportements et ce n’est pas simple. »

Revendications

« Pour atteindre la réduction des GES de 50% d’ici 2030 et la carboneutralité en 2050, conformément aux recommandations du GIEC, nous avons besoin d’une sortie complète des énergies fossiles d’ici 2030 », peut-on lire dans le communiqué de presse officiel. « Nous demandons des mesures concrètes pour diminuer notre consommation de pétrole au Québec. Nous avons l’hydroélectricité à notre disposition et il serait aussi tout à fait possible de simplement diminuer notre consommation énergétique totale comme le suggèrent les modèles économiques décroissants du GIEC. »

« Nous demandons aussi une taxation de la richesse pour un réinvestissement massif dans les programmes et les services sociaux. En effet, la transition écologique doit se faire en parallèle avec des mesures pour réduire les inégalités systémiques, car les problèmes environnementaux et sociaux ont la même racine, donc il est logique de les régler ensemble. Notre modèle économique qui se base sur la croissance infinie des plus riches de ce monde au prix de l’extraction des ressources qui dépasse les capacités de production de la Terre, et cela, au profit d’une minorité, doit cesser. Nous demandons aux grandes entreprises de prendre leurs responsabilités face à la crise climatique et nous exigeons des gouvernements des politiques courageuses pour réglementer les activités qui nuisent à la préservation de l’environnement, à la sauvegarde de la biodiversité et à la santé humaine. »

Rappelons que la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES) rassemble des étudiants de partout au Québec qui ont le désir de changer la manière de vivre au Québec pour la rendre viable à long terme.

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