Des migrations ratées à cause du manque de logements

Par Audrey Leblanc
Des migrations ratées à cause du manque de logements
Julie Balleux, agente Place aux jeunes en région. (Photo : (Photo courtoisie))

Dans la dernière année, Julie Balleux, agente Place aux jeunes en région, comptabilise quatre cas de migration ratée dans la région en raison du manque de logements. Bien que de jeunes travailleurs de l’extérieur trouvent un emploi ici, ils n’arrivent pas à se loger. Pour contrer ce problème, elle doit user d’imagination et mettre en place toutes sortes de stratégies. 

« Dans la MRC des Chenaux, il n’y a vraiment pas beaucoup de logements, fait remarquer Mme Balleux. Mais dans ce qu’il y a, on retrouve des logements à prix modique pour les personnes à faible revenu et des logements désuets qui ont besoin de beaucoup d’amour. Il y a aussi des logements très coûteux, qui peuvent aller jusqu’à 1300 $ par mois. »

Elle mentionne également que ce sont les maisons unifamiliales qui sont priorisées dans les développements domiciliaires. « Il y a très peu de développements qui concernent la création de logements, déplore-t-elle. À Sainte-Anne-de-la-Pérade, il y a un projet pour des appartements qui s’en vient pour la prochaine année, mais c’est plutôt rare. La réalité fait en sorte que plusieurs doivent chercher des logements du côté de Trois-Rivières. »

Parmi ses stratégies pour contrer cela, elle mise sur l’achat d’une première maison. « Avec le prix des logements présentement, les paiements se ressemblent, fait-elle valoir. Par contre, pour des gens de l’extérieur, ce n’est pas toujours une option. Souvent, ils vont préférer se trouver un logement pour apprivoiser le coin avant de faire l’achat d’une maison. On va donc chercher des chambres à louer et des logements temporaires. »

« Je fais des appels à tous sur les réseaux sociaux pour trouver des chambres à louer, ajoute Mme Balleux. J’ai trouvé de cette façon une personne qui a des chambres vides à la suite du départ de ses enfants et qui n’avait jamais pensé louer ces espaces. Sinon, on se tourne vers les gîtes et les auberges qui acceptent de louer à court terme, à la semaine ou au mois. Ce sont nos stratégies pour l’instant parce qu’on n’a pas de pouvoir sur le prix des logements ni sur la disponibilité. »

Selon elle, les pistes de solution à explorer sont au niveau du zonage. Elle parle notamment de mini maisons ou encore de permettre d’avoir deux maisons sur un même lot. Elle salue également le travail des entreprises qui offrent elles-mêmes du logement à ses employés. C’est le cas notamment d’ADF Diesel, qui a un complexe d’habitation à Saint-Narcisse. 

Mentionnons en terminant que les gens intéressés à louer des chambres dans leur maison sont invités à contacter Mme Balleux à cette adresse courriel : julie.balleux@cjetrdc.com

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