Des femmes manifestent contre le renversement de Roe vs Wade

Hebdo Journal | Rédaction

Des femmes manifestent contre le renversement de Roe vs Wade
Le Centre de santé des femmes de la Mauricie, la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie et le Groupe d'Actions Femmes de l'UQTR se sont mobilisés, dimanche. (Photo : (Photo courtoisie))

Le Centre de santé des femmes de la Mauricie, la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) et le Groupe d’Actions Femmes de l’UQTR se sont mobilisées, dimanche, pour exprimer leur colère face à la décision de la Cour Suprême américaine d’invalider l’arrêt Roe vs Wade, enlevant ainsi le droit à l’avortement à la moitié des femmes et personnes des États-Unis. 

« Le droit des femmes de contrôler leur corps et leur maternité est fondamental. Aucun recul à cet égard ne peut être toléré, ici ou ailleurs », déclare le regroupement d’organismes.

Les trois organisations soulignent que « tout doit être mis en œuvre pour améliorer les services actuels », soit de faciliter l’accès à l’avortement libre, sécuritaire et gratuit pour toutes les femmes, assurer le respect du choix et de la méthode sans avoir à se justifier, ce qui passe notamment par un meilleur accès à la pilule abortive, ainsi qu’assurer l’application de la Loi canadienne sur la santé qui soutient que l’interruption volontaire de grossesse est un « service médicalement nécessaire ».

« Les récentes attaques au droit à l’avortement aux États-Unis nous rappellent les dérives possibles ici, au Canada. Ce droit semble solide, pourtant une motion bloquiste réitérant le libre choix de la femme de se faire avorter ou non a été défaite mardi 3 mai aux Communes. En 2022, il y a 39 députés anti-avortement au fédéral », indiquent la TCMFM, le Centre de santé des femmes de la Mauricie et le Groupe d’Actions Femmes de l’UQTR.

Plusieurs obstacles limitent le droit à l’avortement, ajoutent les organismes, citant les temps d’attente, les lois restrictives de certaines provinces (Nouveau-Brunswick), les distances à parcourir, les difficultés d’accès à la pilule abortive, les inégalités d’accès selon le lieu de résidence, le statut migratoire et l’objection de conscience du personnel médical.

« Il n’y a pas matière à opinion ou discussion sur ce que les femmes choisissent de faire de leur corps. C’est un service de santé un point c’est tout. Lorsqu’une loi interdit les interruptions de grossesse, les avortements ne cessent pas, elles se font juste ailleurs. Les femmes vont prendre le risque d’aller dans un autre État ou d’utiliser un service clandestin beaucoup moins sécuritaire. Ces groupes qui se disent pro-vie refusent le droit fondamental des femmes de décider ce qu’elles font de leur corps, au point de mettre en danger la vie de celles-ci », concluent les trois groupes.

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